Kinshasa, 13 juillet 2026 – La Cour de cassation de la République démocratique du Congo> a décidé de reporter au 27 juillet 2026 l’examen de l’affaire liée au FRIVAO, mettant en cause l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ainsi que Chançard Bolukola.
Le président de la composition, le magistrat Jean Ubulu, a motivé ce renvoi par deux raisons évoquées à l’audience, sans que leur détail ne soit précisé dans les informations disponibles.

Présent pour la première fois devant la Cour, Constant Mutamba a affirmé n’avoir jamais reçu de notification régulière concernant cette procédure. « Je n’ai jamais vu, reçu une seule notification. Je suis surpris des propos qui me sont attribués », a-t-il déclaré devant les juges.
De leur côté, les avocats de l’ancien ministre ont sollicité une brève suspension de l’audience afin de prendre connaissance du dossier. « Nous ne connaissons rien de ce dossier. Nous ne savons pas de quoi il s’agit », ont-ils soutenu, estimant ne pas disposer des éléments nécessaires pour assurer la défense de leur client.

Constant Mutamba a également dénoncé les conditions dans lesquelles il affirme avoir été entendu par les magistrats. Selon ses déclarations, trois magistrats l’auraient interrogé dans sa chambre d’hôpital, sur des questions qui, selon lui, ne concernaient pas les faits visés dans sa citation à comparaître. Il indique attendre le procès-verbal de cette audition dans le cadre de l’affaire portant sur un présumé détournement de fonds du FRIVAO.
Le renvoi de l’affaire au 27 juillet 2026 permettra à la Cour de poursuivre l’examen du dossier. À ce stade de la procédure, les faits reprochés aux prévenus restent soumis au débat judiciaire et toute personne poursuivie bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.
Par Thierry Bwongo

