Face aux inquiétudes grandissantes autour de la situation sanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a tenu, dans la nuit du lundi 18 mai, une réunion de crise à la Cité de l’Union africaine afin d’évaluer l’évolution des cas suspects signalés dans certaines zones des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Selon la présidence, plusieurs cas font actuellement l’objet d’investigations approfondies pour déterminer avec précision leur éventuel lien avec la maladie à virus Ebola. Cette réunion intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire, alors que l’épidémie a récemment été classée comme urgence de santé publique de portée internationale par Organisation mondiale de la santé.
Au cours de cette réunion, le Chef de l’État a instruit le gouvernement de mettre immédiatement en œuvre toutes les mesures nécessaires afin de renforcer la riposte sanitaire, contenir toute propagation éventuelle de la maladie et assurer une prise en charge rapide des populations concernées. Les autorités sanitaires sont notamment appelées à intensifier la surveillance épidémiologique et les mécanismes d’intervention dans les zones à risque.
Le président Tshisekedi a également lancé un appel au calme et à la vigilance auprès de la population, tout en exhortant les citoyens au strict respect des mesures de prévention recommandées par les services de santé.
Cette mobilisation intervient alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation en RDC. Les Centers for Disease Control and Prevention ont déjà annoncé un renforcement des contrôles sanitaires pour les voyageurs en provenance de la RDC, après la contamination d’un ressortissant américain, tandis que plusieurs pays voisins renforcent également leurs dispositifs de surveillance aux frontières.
Par Thierry Bwongo

