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	<title>Santé Archives -</title>
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	<description>Le regard numéro 1 au coeur des tropiques</description>
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	<title>Santé Archives -</title>
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		<title>RDC–EBOLA : PEUT-ON ATTRAPER LA MALADIE DEUX FOIS AU COURS D’UNE MÊME ÉPIDÉMIE ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 15:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[17e épidémie d’Ebola en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mbungani Jean-Jacques]]></category>
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<p>KINSHASA — Peut-on guérir d’Ebola et contracter de nouveau la maladie pendant la même épidémie ? Alors que la RDC affronte sa 17ᵉ épidémie, provoquée cette fois par le virus Bundibugyo, l’ancien ministre de la Santé et député national Jean-Jacques Mbungani remet cette question au centre du débat sanitaire. Avec plus de 8 300 cas confirmés et plus de 4 000 décès recensés début octobre, et plus de 2 000 survivants, la question de l’immunité après guérison prend désormais une importance particulière dans la stratégie de riposte.</p>



<p>Pour Jean-Jacques Mbungani, trois situations doivent d’abord être distinguées : la rechute, la réinfection et la diminution progressive de la réponse immunitaire. Après une guérison, l’organisme développe une réponse immunitaire qui peut persister longtemps. Mais cela ne signifie pas qu’une personne bénéficie d’une immunité absolue et définitive. Quelques fois, le virus peut également persister dans certains compartiments de l’organisme après la disparition des symptômes et provoquer ultérieurement une rechute. Celle-ci ne correspond pas à une nouvelle contamination, mais à la persistance du virus issu de l’infection initiale.</p>



<p>La véritable réinfection soulève une question différente. « Il n’existe pas un seul virus Ebola », rappelle en substance Mbungani.<br />La famille des orthoebolavirus comprend 6 espèces capables de provoquer la maladie chez l’être humain, notamment les virus EbolaZaire, Bundibugyo, Soudan, Reston, Bombati et Taï Forest.<br />Une infection antérieure par l’une d’elles ne permet pas d’affirmer qu’une personne sera totalement protégée contre une autre souche.</p>



<p>Même après une infection avec l’actuelle souche Budibugyo, la science ne permet pas aujourd’hui d’attribuer à chaque survivant un pourcentage précis de protection contre une nouvelle infection d’une autre souche du virus Ebola.</p>



<p>Les réinfections semblent rares, mais un ancien malade présentant de nouveaux symptômes compatibles doit donc être évalué médicalement plutôt que considéré automatiquement comme immunisé.</p>



<p>La question devient encore plus complexe avec la vaccination. Le vaccin ERVEBO, utilisé contre Ebola virus — anciennement appelé virus Ebola Zaïre — n’est pas homologué contre Bundibugyo. Mais une évolution scientifique importante est en cours : des données expérimentales suggèrent une possible protection croisée, suffisamment intéressante pour que l’OMS recommande son évaluation pendant l’épidémie congolaise. ERVEBO est donc administré contre Bundibugyo uniquement dans le cadre de protocoles de recherche, notamment à des personnels de santé et de première ligne. Son efficacité réelle contre Bundibugyo chez l’être humain demeure inconnue et ne peut, à ce stade, être présentée comme acquise.</p>



<p>Mbungani attire également l’attention sur la surveillance génomique. Comme les autres virus à ARN, Bundibugyo évolue au fil des transmissions et de petites variations génétiques peuvent apparaître. Cela ne signifie pas automatiquement qu’une nouvelle souche plus dangereuse est apparue. Le séquençage permet en revanche de comparer les virus prélevés chez différents patients, de rechercher les liens entre foyers et de mieux reconstruire les chaînes de transmission. Le député national plaide ainsi pour un séquençage renforcé des nouveaux foyers et pour un suivi scientifique des survivants afin de mieux comprendre la durée de leur réponse immunitaire, les phénomènes de persistance virale et les éventuels cas de réinfection.</p>



<p>La réponse à la question posée par Jean-Jacques Mbungani est donc plus nuancée qu’un simple oui ou non : guérir d’Ebola produit une réponse immunitaire potentiellement durable, mais ne permet pas de décréter une invulnérabilité absolue. Dans l&rsquo;épidémie actuelle de Bundibugyo, où aucun vaccin spécifiquement homologué contre ce virus n&rsquo;est encore disponible, cette incertitude scientifique renforce l&rsquo;importance du suivi des survivants, du séquençage, de la détection précoce, de l&rsquo;isolement des cas, du suivi des contacts et de la prévention. Pour la RDC, qui compte désormais des milliers de survivants, comprendre l&rsquo;immunité après guérison devient ainsi une composante à part entière de la lutte contre l&rsquo;épidémie.</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>
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		<title>RDC—En 50 ans, 17 épidémies d’Ebola : pourquoi la peur persiste(TRIBUNE)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 17:25:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[17 épidémies d’Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[50 ans]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Jean-Jacques Mbungani]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jacques Muyembe]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Yambuku en 1976 à Bulu en 2026 : un seul cas suffit pour relancer une chaîne de</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>De Yambuku en 1976 à Bulu en 2026 : un seul cas suffit pour relancer une chaîne de transmission</em></p>



<p><em>Par l’Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda</em><br><em>Député national, ancien Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention</em></p>



<p>Chers compatriotes,</p>



<p>Depuis la première épidémie identifiée à Yambuku en 1976, la République démocratique du Congo a accumulé une expérience exceptionnelle dans la lutte contre Ebola. Cinquante ans plus tard, nous en sommes pourtant à notre 17ᵉ épidémie et la peur demeure. Depuis mai 2026, le pays compte désormais plus de 8 300 cas confirmés et 4 018 décès, selon les dernières données disponibles. Pour comprendre pourquoi cette épidémie reste aussi difficile à maîtriser malgré notre expérience, je propose de la regarder à travers trois dimensions simples : le temps, le lieu et les personnes.</p>



<p>La première leçon de l’histoire : un seul cas peut tout faire redémarrer</p>



<p>L’histoire d’Ebola en RDC nous enseigne qu’un foyer apparemment éloigné peut être relié à une chaîne de transmission par la mobilité d’une seule personne infectée. Nous l’avons observé lors de précédentes épidémies et nous venons encore de le constater avec l’apparition de cas au Sud-Ubangi, à plus de 1 000 kilomètres des principaux foyers de l’Est. Dans une population très mobile, un malade qui voyage peut devenir un véritable nœud de transmission, laissant derrière lui plusieurs contacts dans différentes localités.</p>



<p>C’est précisément ce qui doit nous préoccuper aujourd’hui autour de Bulu et de l’aire de santé d’Akula. Dans cette région ouverte sur les déplacements fluviaux, un cas non détecté suffisamment tôt peut parcourir de longues distances et multiplier les contacts. Le fleuve Congo constitue une formidable voie de communication et d’échanges pour notre pays ; dans un contexte épidémique, cette mobilité impose parallèlement une surveillance sanitaire particulièrement rigoureuse.</p>



<p>L’expérience de Yambuku en 1976 reste riche d’enseignements. La transmission avait notamment été amplifiée dans le milieu sanitaire par l’utilisation de matériel d’injection contaminé. La maîtrise de l’épidémie avait nécessité l’interruption de ces pratiques, l’isolement des malades et contacts à risque ainsi qu’un renforcement drastique des mesures de prévention. Cinquante ans plus tard, le principe demeure : un seul cas non détecté peut entretenir une chaîne de transmission ; la fin d’une épidémie exige, elle, l’interruption complète de ces chaînes.</p>



<p>Où en sommes-nous ? Regarder le temps, l’espace et les personnes</p>



<p>Le premier indicateur est le temps. Une diminution des cas constitue évidemment une bonne nouvelle, mais une courbe qui descend puis remonte dans certains foyers appelle à la prudence. Plus important encore, nous devons savoir si les nouveaux malades appartiennent majoritairement aux listes de contacts déjà identifiés et suivis. Lorsque de nombreux nouveaux cas apparaissent en dehors des chaînes connues, cela signifie que la surveillance doit encore être renforcée.</p>



<p>Le deuxième indicateur est l’espace. L’épidémie ne se limite plus à son foyer initial : elle a parcouru des centaines, voire plus de 1 000 kilomètres, et atteint de nouvelles zones de santé. Le cas du Sud-Ubangi nous rappelle ainsi qu’une amélioration dans certains foyers de l’Ituri ne signifie pas automatiquement une maîtrise nationale de l’épidémie. Chaque zone touchée possède sa propre dynamique et doit être sécurisée jusqu’à l’interruption de sa chaîne de transmission.</p>



<p>Le troisième indicateur concerne les personnes, et deux signaux doivent particulièrement retenir notre attention. Le premier est l’apparition de cas qui n’étaient pas préalablement identifiés comme contacts : cela peut révéler des chaînes de transmission encore inconnues. Le second est la persistance d’infections associées aux soins et l’exposition des professionnels de santé. Lorsqu’un médecin, un infirmier ou un autre prestataire est contaminé dans l’exercice de son métier, nous devons immédiatement interroger et renforcer les dispositifs de prévention et contrôle des infections. Protéger le personnel soignant, c’est protéger tout le système de santé.</p>



<p>Il faut néanmoins reconnaître les progrès observés dans certaines zones, notamment en Ituri, où la situation s’est stabilisée dans plusieurs foyers. Ces résultats doivent être salués : ils sont le fruit du travail du Gouvernement, des équipes de riposte, des professionnels de santé, des communautés et de nos partenaires. Mais une amélioration locale ne doit jamais conduire à une démobilisation nationale. Avec Ebola, la dernière chaîne de transmission est aussi importante que la première.</p>



<p>La riposte se gagne dans la zone de santé</p>



<p>C’est ici que se trouve, à mon sens, la principale leçon de nos cinquante années de lutte contre Ebola : cette épidémie ne se gère pas uniquement depuis Kinshasa ; elle se gagne dans les zones de santé. Le niveau central doit définir la stratégie, mobiliser les moyens, coordonner et rendre compte. Mais le véritable champ de bataille reste la zone de santé, avec sa déclinaison jusqu’à l’aire de santé, au centre de santé, au village, au quartier et finalement au ménage.</p>



<p>C’est pourquoi Bulu et Akula doivent aujourd’hui bénéficier d’une attention maximale : prévention et contrôle des infections, eau, hygiène et assainissement, protection des personnels de santé, recherche active des cas, suivi des contacts et engagement communautaire. Les communautés ne doivent pas être considérées comme de simples bénéficiaires de la riposte : elles en constituent le premier maillon. Un relais communautaire qui donne l’alerte rapidement peut parfois être aussi déterminant qu’un centre de traitement parfaitement équipé.</p>



<p>Après cinquante ans et dix-sept épidémies, notre pays possède une expérience que peu de nations au monde ont accumulée face à Ebola. Cette expérience doit maintenant nous permettre de transformer chaque alerte en action rapide. Nous avons plus de 8 000 raisons de ne pas baisser la garde. Tant que subsiste une chaîne active, tant qu’un contact échappe au suivi ou qu’un soignant reste exposé faute de protection suffisante, notre vigilance doit rester maximale. De Yambuku à Bulu, la leçon reste la même : la bataille contre Ebola se gagne au plus près du malade, dans la zone de santé et avec la communauté.</p>



<p>Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda<br />Député national<br />Ancien Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention</p>



<p>@tropik1fos</p>
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		<title>OCTOBRE ROSE 2026 &#124; CANCER DU SEIN : DÉPISTER PLUS TÔT, SOIGNER MIEUX, RENDRE L’INNOVATION ACCESSIBLE</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 15:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CANCER DU SEIN]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 1er octobre ouvre Octobre Rose, le mois mondial de sensibilisation au cancer du sein. Derrière le ruban</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce 1er octobre ouvre Octobre Rose, le mois mondial de sensibilisation au cancer du sein. Derrière le ruban rose et les campagnes de mobilisation se joue pourtant une bataille autrement plus concrète : celle du temps. Temps gagné entre l’apparition d’un signe suspect et la consultation, entre la consultation et la biopsie, entre le diagnostic et le traitement. Car si la recherche médicale progresse à une vitesse remarquable, une vérité demeure : plus le cancer du sein est identifié tôt, plus les possibilités de traitement sont importantes. En Afrique, et particulièrement en République démocratique du Congo, Octobre Rose devrait donc dépasser le symbole pour devenir un véritable rendez-vous de santé publique.</p>



<p>Les nouvelles estimations de GLOBOCAN 2024, publiées en juillet 2026 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), donnent la mesure du défi. Près de 2,5 millions de personnes ont développé un cancer du sein dans le monde en 2024 et près de 700 000 en sont mortes. Le cancer du sein demeure de très loin le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez la femme et la première cause de mortalité féminine par cancer. Le CIRC souligne également qu&rsquo;une partie des cas peut être évitée, notamment par l&rsquo;action sur certains facteurs de risque établis comme la consommation d&rsquo;alcool et l&rsquo;obésité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="851" height="360"  alt="" class="wp-image-2745"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/images-2026-10-01t1549429179584641357005150.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/images-2026-10-01t1549429179584641357005150.jpg 851w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/images-2026-10-01t1549429179584641357005150-300x127.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/images-2026-10-01t1549429179584641357005150-768x325.jpg 768w" sizes="(max-width: 851px) 100vw, 851px" /></figure>



<p>L&rsquo;Afrique présente toutefois un paradoxe particulièrement préoccupant. Selon GLOBOCAN, 198 553 nouveaux cancers du sein et 91 252 décès étaient estimés sur le continent en 2022. L&rsquo;Afrique ne représentait alors qu&rsquo;environ 8,6 % des nouveaux cas mondiaux, mais près de 13,7 % des décès. Plus révélateur encore, l&rsquo;OMS Afrique indiquait en septembre 2026 que, dans la plupart des pays de la région, plus de 70 % des cancers du sein sont encore diagnostiqués tardivement. Dans certains contextes, six mois ou davantage peuvent s&rsquo;écouler entre les premiers symptômes et l&rsquo;accès à une prise en charge appropriée. À ce stade, les traitements deviennent plus complexes, plus coûteux et les chances de guérison diminuent.</p>



<p>La RDC n&rsquo;échappe pas à cette réalité. Les données GLOBOCAN 2022 estimaient à 7 385 le nombre de nouveaux cancers du sein chez les Congolaises, soit environ un quart de tous les nouveaux cancers féminins estimés dans le pays, plaçant le sein au deuxième rang derrière le cancer du col de l&rsquo;utérus. Mais ces chiffres doivent être lus avec prudence : la connaissance épidémiologique congolaise reste insuffisante et l&rsquo;absence d&rsquo;un registre national du cancer suffisamment exhaustif complique encore la mesure précise de l&rsquo;incidence, de l&rsquo;âge des patientes, des formes biologiques rencontrées et de leur survie. Autrement dit, le défi congolais consiste aussi à mieux compter pour mieux prévenir, planifier et soigner.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="421"  alt="" class="wp-image-2747"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/1500-pink-october600689540090903537-1024x421.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/1500-pink-october600689540090903537-1024x421.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/1500-pink-october600689540090903537-300x123.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/1500-pink-october600689540090903537-768x316.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/1500-pink-october600689540090903537.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La question des cancers apparaissant chez des femmes relativement jeunes mérite également une attention particulière, sans céder aux raccourcis. Il n&rsquo;existe pas une cause unique au cancer du sein. Prédispositions génétiques, notamment certaines mutations héréditaires, exposition hormonale au cours de la vie, histoire reproductive, consommation d&rsquo;alcool, activité physique, poids corporel et plusieurs autres facteurs peuvent modifier le risque. Cela ne signifie pas pour autant qu&rsquo;une femme atteinte aurait nécessairement pu empêcher sa maladie. Quant à certaines croyances populaires, comme celle selon laquelle la stimulation ou la succion des seins par un partenaire protégerait contre le cancer, aucune preuve scientifique sérieuse ne l&rsquo;établit. Cette idée est parfois confondue avec l&rsquo;allaitement maternel, qui, lui, est associé à une diminution statistique du risque de cancer du sein au cours de la vie.</p>



<p>L&rsquo;espoir vient cependant d&rsquo;une révolution thérapeutique désormais très concrète. En 2026, les traitements du cancer du sein deviennent de plus en plus personnalisés. Le trastuzumab deruxtecan (Enhertu), un anticorps conjugué capable de transporter un médicament directement vers certaines cellules HER2+, a obtenu en mai aux États-Unis de nouvelles indications dans le cancer du sein HER2 positif de stade précoce, y compris avant la chirurgie et dans certaines situations après celle-ci. Quelques jours plus tard, le datopotamab deruxtecan était également autorisé pour certaines formes métastatiques de cancer du sein triple négatif. Ces innovations renforcent une approche dans laquelle on ne traite plus seulement un « cancer du sein », mais une tumeur définie par ses caractéristiques biologiques précises.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="300" height="153"  alt="" class="wp-image-2746"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/cancer-du-sein-myafricainfos-14462549828339925975-300x153.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/cancer-du-sein-myafricainfos-14462549828339925975-300x153.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/cancer-du-sein-myafricainfos-14462549828339925975-768x391.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/cancer-du-sein-myafricainfos-14462549828339925975.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Une autre avancée pourrait transformer profondément le suivi des malades : la biopsie liquide et l&rsquo;ADN tumoral circulant. En septembre 2026, la FDA américaine a accordé une autorisation accélérée au camizestrant associé à un inhibiteur de CDK4/6 pour certaines patientes présentant un cancer hormonodépendant avancé. La particularité est majeure : une mutation de résistance appelée ESR1 peut être détectée dans le sang avant même que l&rsquo;imagerie ne montre une progression de la maladie, permettant potentiellement d&rsquo;adapter plus tôt le traitement. C&rsquo;est l&rsquo;esquisse d&rsquo;une cancérologie où l&rsquo;on pourrait non seulement observer le cancer, mais suivre ses transformations moléculaires presque en temps réel. Cette stratégie reste cependant soumise à la confirmation de son bénéfice clinique à long terme.</p>



<p>Pour la RDC, le véritable enjeu d&rsquo;Octobre Rose 2026 se trouve précisément à la rencontre de ces deux mondes : une médecine qui avance très vite et des patientes qui doivent pouvoir y accéder. Il ne suffit plus de multiplier les rubans roses et les slogans pendant trente et un jours. Il faut apprendre aux femmes à reconnaître les changements inhabituels de leurs seins, organiser des circuits rapides d&rsquo;orientation, renforcer la biopsie, l&rsquo;anatomopathologie et l&rsquo;immunohistochimie permettant d&rsquo;identifier notamment ER, PR et HER2, développer l&rsquo;imagerie, la chirurgie oncologique, la chimiothérapie et la radiothérapie, et rendre progressivement accessibles les traitements modernes. C&rsquo;est à cette condition qu&rsquo;Octobre Rose prendra tout son sens : transformer la sensibilisation en diagnostic, le diagnostic en traitement et les progrès de la science en vies réellement sauvées.</p>



<p>Par la rédaction</p>
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		<title>SUD-UBANGI–EBOLA : UN DEUXIÈME CAS SIGNALÉ POSITIF À BULU, MBUNGANI ALERTE SUR LE RISQUE DE TRANSMISSION LOCALE</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 19:30:10 +0000</pubDate>
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<p>KINSHASA — L’alerte monte d’un cran dans le Sud-Ubangi. L’Honorable Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda, député national élu de Budjala et ancien ministre de la Santé publique, annonce qu’un deuxième cas de maladie à virus Ebola a été signalé positif dans la Zone de santé de Bulu, dans le territoire de Budjala. Selon les informations sanitaires dont il dit avoir été saisi, le patient serait un contact du premier cas décédé à Gwaka et confirmé positif par l’INRB. Une donnée qui, si le lien épidémiologique est définitivement établi, ferait passer la province d’un premier cas importé à une transmission secondaire survenue localement.</p>



<p>Le premier cas avait déjà placé le Sud-Ubangi sur la carte de l’épidémie. Il s’agissait d’un jeune homme de 23 ans arrivé d’une autre province avant de décéder à Gwaka. L’OMS a depuis officiellement classé Bulu parmi les zones de santé touchées, faisant du Sud-Ubangi la septième province atteinte par l’épidémie de maladie à virus Ebola Bundibugyo en RDC. Le nouveau cas annoncé par le Dr Mbungani change cependant la nature de l’alerte : le patient aurait été exposé au premier malade. « Ebola n’est plus aux portes du Sud-Ubangi, il est entré », prévient l’ancien ministre, qui réclame une recherche immédiate et exhaustive des contacts.</p>



<p>Pour l’élu de Budjala, le danger serait désormais de sous-estimer les chaînes de contamination susceptibles d’échapper au système de surveillance. Il appelle à renforcer la recherche active des cas, le suivi des contacts et la surveillance communautaire sur l’ensemble de l’axe Akula–Gwaka–Zongo. Cette inquiétude intervient alors que l’OMS souligne elle-même que le retard dans la détection des malades augmente les risques de transmission au sein des familles, des communautés et des structures sanitaires. Au 19 septembre, l’organisation faisait état de 7 672 cas confirmés et 3 699 décès en RDC depuis le début de l’épidémie, soit une létalité proche de 48 %.</p>



<p>Mais l’alerte de Jean-Jacques Mbungani porte surtout sur les moyens de la riposte. L’ancien ministre affirme que les équipes de la Division provinciale de la Santé du Sud-Ubangi et celles de la Zone de santé de Bulu ne disposent pas encore des ressources opérationnelles suffisantes pour affronter durablement la menace. Il réclame le financement du plan provincial de riposte, des équipements de protection individuelle, des moyens de déplacement et du carburant, mais également une réponse aux revendications du personnel soignant. « On ne peut pas gagner une guerre contre Ebola avec un personnel en grève », insiste-t-il, appelant à protéger et motiver ceux qui se trouvent en première ligne.</p>



<p>Autre priorité défendue par le député de Budjala : étendre au Sud-Ubangi les dispositifs de surveillance des corridors fluviaux. Province largement structurée autour des voies d’eau et des mouvements de populations, le Sud-Ubangi présente, selon lui, une vulnérabilité particulière. Mbungani plaide ainsi pour son intégration effective dans l’initiative « Fleuve Congo Sans Ebola », avec une surveillance renforcée des ports, la formation des équipages des baleinières et l’installation de capacités de contrôle sanitaire aux principaux points de passage. L’enjeu dépasse Budjala : empêcher le virus d’emprunter les grands axes de mobilité vers le reste du Grand Équateur et Kinshasa.</p>



<p>Face à cette nouvelle alerte, l’ancien ministre appelle enfin les députés, sénateurs et élus provinciaux du Grand Équateur à sortir du seul registre institutionnel pour participer directement à la sensibilisation des communautés. Signaler rapidement un malade, éviter les contacts non protégés avec une personne symptomatique ou un corps et collaborer avec les équipes sanitaires deviennent des maillons essentiels pour casser les chaînes de transmission. Si la confirmation officielle de ce deuxième cas et de son lien avec le premier malade venait à établir une transmission locale à Bulu, le Sud-Ubangi entrerait dans une nouvelle phase de l’épidémie. Pour Mbungani, l’urgence est précisément d’agir avant que cette transmission ne puisse s’installer : financer la riposte, protéger les soignants, surveiller les corridors et rechercher chaque contact.</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>
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		<title>Ebola en RDC : Africa CDC confirme l’alerte sur les décès communautaires, la bataille se joue désormais au plus près des populations</title>
		<link>https://tropik1fos.com/rdc/2026/09/18/ebola-en-rdc-africa-cdc-confirme-lalerte-sur-les-deces-communautaires-la-bataille-se-joue-desormais-au-plus-pres-des-populations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 17:18:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE DE L’HON. DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDADéputé national, ancien Ministre de la Santé publique Les dernières conclusions du</p>
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<p><em>TRIBUNE DE L’HON. DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDA</em><br /><em>Député national, ancien Ministre de la Santé publique</em></p>



<p>Les dernières conclusions du Groupe consultatif d’urgence d’Africa CDC, relayées ce 18 septembre notamment par le journaliste Stanis Bujakera, viennent conforter une préoccupation que j’avais soulevée dans mes précédentes tribunes : la bataille contre Ebola ne se joue plus seulement dans les centres de traitement, mais de plus en plus au sein même de nos communautés. Les décès hebdomadaires seraient passés de 364 à la semaine 33 à 291 à la semaine 36, ce qui constitue un signal encourageant. Mais, dans le même temps, la proportion des décès communautaires serait passée de 51 % fin juin à plus de 69 % à la mi-septembre. Voilà l’indicateur qui doit aujourd’hui retenir toute notre attention.</p>



<p>Cette évolution rejoint l’analyse que j’avais faite de la différence de létalité observée entre l’Ituri et le Nord-Kivu. J’avais souligné qu’une même souche, Bundibugyo, ne pouvait à elle seule expliquer ces écarts et qu’il fallait regarder du côté des facteurs opérationnels : arrivée tardive au centre de traitement, saturation des capacités de prise en charge et insuffisances dans le suivi des contacts. Dans une seconde analyse, j’avais également attiré l’attention sur le nombre important de décès survenant encore à domicile. Les nouvelles données d’Africa CDC renforcent donc la nécessité de concentrer davantage nos efforts sur la détection précoce.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="746" height="1024"  alt="" class="wp-image-2642"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-746x1024.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-746x1024.jpg 746w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-219x300.jpg 219w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-768x1054.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-1119x1536.jpg 1119w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-1024x1405.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823.jpg 1310w" sizes="auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Jean Kaseya Directeur Général de l&rsquo;Africa CDC</figcaption></figure>



<p>Lorsque près de sept décès sur dix surviennent dans la communauté, nous devons nous demander pourquoi les malades arrivent encore trop tard dans les structures adaptées. Cela peut traduire des difficultés de détection, des réticences communautaires, des problèmes d’accès aux soins, une information insuffisante ou encore des malades qui restent plusieurs jours à domicile avant de solliciter le système sanitaire. La baisse globale des décès ne doit donc pas masquer cette vulnérabilité persistante.</p>



<p>Le Groupe consultatif d’urgence d’Africa CDC appelle d’ailleurs à la prudence : la transmission n’est pas encore maîtrisée de manière homogène et les données disponibles ne permettent pas encore de considérer que tous les foyers ont franchi leur pic. Le maintien de l’état d’urgence sanitaire continental doit être compris dans ce contexte. Une tendance favorable dans certains foyers constitue une avancée, mais elle ne signifie pas encore que toutes les chaînes de transmission sont interrompues.</p>



<p>Ma première recommandation s’adresse donc aux familles : alertez dès les premiers symptômes suspects, particulièrement lorsqu’il existe un contact à risque ou que l’on se trouve dans une zone touchée. Toutes les fièvres ne sont évidemment pas Ebola. Mais rester plusieurs jours à domicile en pratiquant l’automédication peut retarder dangereusement le diagnostic et la prise en charge. Relais communautaires, infirmiers et équipes de surveillance doivent être saisis rapidement afin que le malade soit évalué et orienté.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="465" height="407"  alt="" class="wp-image-2645"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160.png 465w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160-300x263.png 300w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Jean Kaseya et Hon. Dr. Jean-Jacques Mbungani</figcaption></figure>



<p>Ma deuxième recommandation concerne la riposte : inversons davantage la pyramide. Au lieu d’attendre principalement les malades dans les grands centres de traitement, rapprochons la détection des communautés. Renforçons les équipes mobiles, les relais communautaires et les unités de proximité capables d&rsquo;identifier rapidement les cas suspects et de communiquer dans les langues locales. La bataille doit désormais se gagner dans les villages, les quartiers, les marchés et les familles, avant que le malade n’arrive dans un état critique à l’hôpital.</p>



<p>Ma troisième recommandation s’adresse au Gouvernement et aux responsables de la riposte : renforçons la transparence des données par province et par foyer. Au-delà du chiffre national, la population et les professionnels devraient pouvoir connaître régulièrement le nombre de nouveaux cas, de décès, la proportion des décès communautaires, le nombre de contacts effectivement suivis et l’évolution de la transmission dans chaque province. Une épidémie multifocale doit être analysée foyer par foyer.</p>



<p>Cette transparence ne vise pas à mettre en accusation le Gouvernement ou les équipes de riposte. Au contraire, les efforts considérables consentis par les autorités, nos soignants et nos partenaires doivent être reconnus et soutenus. Mais la meilleure manière de protéger les progrès accomplis consiste précisément à identifier rapidement les endroits où la riposte reste fragile et à y concentrer les ressources. En santé publique, reconnaître une faiblesse n’est pas reconnaître un échec : c’est se donner les moyens de la corriger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="768"  alt="" class="wp-image-2644"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-1024x768.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-1024x768.png 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-300x225.png 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-768x576.png 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900.png 1448w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani député national ancien ministre de la santé en RDC</figcaption></figure>



<p>Nous devons maintenant gagner la bataille de la proximité et de la confiance. Les lits, les centres de traitement et les moyens médicaux restent indispensables, mais ils ne peuvent produire leur plein effet si les malades arrivent trop tard. Chaque contact retrouvé, chaque famille qui donne l’alerte rapidement, chaque relais communautaire correctement équipé et chaque patient orienté précocement constituent une barrière supplémentaire contre la transmission.</p>



<p>Les données présentées par Africa CDC doivent donc être reçues à la fois comme un encouragement et un avertissement. Oui, certains indicateurs évoluent favorablement. Mais lorsque la proportion des décès communautaires augmente, nous ne pouvons pas relâcher la surveillance. La RDC possède une immense expérience de la lutte contre Ebola : mettons-la au service d’une riposte encore plus proche des populations, plus transparente et plus précoce. La bataille contre Ebola ne sera définitivement gagnée ni dans les statistiques ni dans les déclarations, mais lorsque la dernière chaîne de transmission aura été interrompue jusque dans nos villages et nos quartiers.</p>



<p>Hon. Dr Jean-Jacques MBUNGANI MBANDA<br />Député national<br />Ancien Ministre de la Santé publique</p>



<p>@tropik1fos</p>
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		<title>RDC – Journée de la démocratie : Jean-Jacques Mbungani lie l’enracinement démocratique à l’accès équitable aux soins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 16:11:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA, 15 septembre 2026 – À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, qui coïncide avec la</p>
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<p>KINSHASA, 15 septembre 2026 – À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, qui coïncide avec la Journée mondiale de sensibilisation au lymphome, le député national Jean-Jacques Mbungani Mbanda appelle la République démocratique du Congo à ne pas dissocier les progrès démocratiques de l’amélioration des conditions sanitaires de la population. « Il ne peut y avoir de véritable démocratie sans un peuple en bonne santé », affirme l’ancien ministre de la Santé.</p>



<p>Médecin et élu de Budjala, dans le Sud-Ubangi, Jean-Jacques Mbungani appuie son plaidoyer sur le poids mondial du lymphome. Citant les estimations GLOBOCAN 2022 du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), il relève 553 389 nouveaux cas et 250 679 décès dus au lymphome non hodgkinien dans le monde, auxquels s’ajoutent environ 82 469 nouveaux cas de lymphome de Hodgkin. Il rappelle également que les progrès thérapeutiques peuvent considérablement améliorer le pronostic : pour le lymphome de Hodgkin, la survie relative à cinq ans atteint environ 89 % tous stades confondus dans les populations américaines étudiées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="798" height="1024"  alt="" class="wp-image-2616"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419-798x1024.jpeg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419-798x1024.jpeg 798w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419-234x300.jpeg 234w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419-768x985.jpeg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419-1024x1313.jpeg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/wa_17894779863578788021002004273419.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 798px) 100vw, 798px" /></figure>



<p>La situation congolaise nourrit davantage son interpellation. Selon les données reprises dans son message, la RDC aurait enregistré en 2022 environ 52 612 nouveaux cas de cancer et 37 575 décès. Le lymphome non hodgkinien aurait représenté, chez les hommes, 1 078 nouveaux cas estimés, soit 4,7 % des cancers masculins et le quatrième cancer le plus fréquemment diagnostiqué dans cette catégorie. Mbungani invite toutefois à la prudence dans l’interprétation de ces statistiques, la RDC ne disposant pas encore d’un registre national du cancer suffisamment exhaustif. Pour le député, cette faiblesse statistique constitue déjà un problème de santé publique : le pays doit mieux connaître le nombre, la localisation et les pathologies des malades pour organiser efficacement sa réponse.</p>



<p>C’est surtout la fracture territoriale dans l’accès aux soins que l’élu de Budjala place au cœur de son message. Dans son territoire comme dans de nombreuses zones éloignées des grands centres urbains, scanners, laboratoires spécialisés, anatomopathologie et services d’oncologie restent difficilement accessibles. Les familles doivent parfois parcourir de longues distances et engager des dépenses considérables simplement pour obtenir un diagnostic ou accéder à un traitement spécialisé. Une situation qui transforme, selon lui, la maladie en question de justice sociale, de dignité humaine et, finalement, de démocratie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="682"  alt="" class="wp-image-2615"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428-1024x682.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428-1024x682.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428-300x200.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428-768x511.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428-1536x1023.jpg 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/fb_img_17894885244551363454732859450428.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>L&rsquo;ancien ministre propose ainsi une lecture concrète de la démocratie : elle doit « écouter » les citoyens jusque dans les territoires éloignés, « soigner » le pauvre avec la même dignité que le riche et « protéger » en rapprochant progressivement des populations les moyens de dépistage, de diagnostic et de traitement du cancer. Au-delà des institutions, des élections et de la liberté d’expression, Mbungani défend donc une démocratie dont les effets doivent être perceptibles dans la vie quotidienne. « Cette démocratie doit ouvrir deux portes indissociables : la porte du développement et celle de l’accès aux soins appropriés », insiste-t-il.</p>



<p>Son message se referme sur une formule qui résume ce plaidoyer pour une démocratie à dimension sociale : « Un patient atteint d’un lymphome à Budjala doit pouvoir espérer les mêmes chances de diagnostic précoce et de traitement qu’un patient à Bruxelles. » Médecin lorsqu’il s’agit de protéger la vie et élu lorsqu’il faut porter cette exigence dans l’action publique, Jean-Jacques Mbungani entend faire de l’équité sanitaire une composante de la citoyenneté congolaise : « Une démocratie sans santé est une coquille vide. Une santé sans démocratie devient un privilège. »</p>



<p>Par la rédaction</p>
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		<title>RDC—Ebola : Jean-Jacques Muyembe à Bunia pour renforcer la riposte au cœur de l’épidémie</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:33:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>BUNIA — La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce en Ituri avec la présence à</p>
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<p>BUNIA — La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce en Ituri avec la présence à Bunia du Professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et figure historique de la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo. Arrivé dans le chef-lieu de l’Ituri depuis vendredi, le virologue congolais y effectue une mission destinée à renforcer la préparation, la coordination et la réponse opérationnelle face à l’évolution de l’épidémie.</p>



<p>Cette présence intervient alors que l’Ituri demeure, selon les données communiquées dans les informations disponibles, l’épicentre de la flambée. Au 7 septembre, 5 406 cas confirmés y étaient rapportés sur un total national de 6 757 cas et 3 267 décès, répartis dans 61 zones de santé de six provinces. Des informations locales faisaient par ailleurs état, samedi, d’une extension à une septième province. Ces chiffres et cette extension géographique renforcent l’enjeu d’une surveillance capable de détecter rapidement les nouveaux foyers et d’interrompre les chaînes de transmission.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="681"  alt="" class="wp-image-2583"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1024x681.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1024x681.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-300x200.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-768x511.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1536x1021.jpg 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>À Bunia, le professeur Muyembe a rencontré les professionnels engagés dans la riposte et visité des installations de prise en charge. Il a surtout rappelé la responsabilité particulière qui incombe aujourd’hui à la RDC, forte de plusieurs décennies d’expérience accumulée depuis l’identification d’Ebola en 1976. « Le Président de la République nous fait confiance. Le monde entier nous regarde. Nous avons affirmé que la RDC dispose d’une grande expérience face à Ebola ; nous devons aujourd’hui le démontrer sur le terrain », a-t-il déclaré.</p>



<p>La mission comporte également un important volet de coordination internationale. Jean-Jacques Muyembe s’est entretenu avec les équipes intervenant dans les différents piliers de la réponse, notamment celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), conduites par la nouvelle Incident Manager, Dr Catherine Smallwood. Les discussions ont porté sur les priorités opérationnelles, la coordination entre acteurs et le renforcement des capacités permettant d’améliorer la détection des cas, leur prise en charge, la prévention et le contrôle des infections ainsi que la surveillance épidémiologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="994"  alt="" class="wp-image-2582"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-1024x994.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-1024x994.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-300x291.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-768x746.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le dr Muyembe et&nbsp; Dr Catherine Smallwood la nouvelle Incident Managerde l&rsquo;OMS</figcaption></figure>



<p>Un autre enjeu majeur se joue désormais sur le terrain de la recherche clinique. Selon les éléments communiqués, l’essai PARTNERS, soutenu par l’OMS, évalue des traitements potentiels, tandis que des recherches vaccinales portent sur des candidats spécifiquement dirigés contre le virus Bundibugyo. La possibilité d’une protection croisée offerte par Ervebo, vaccin déjà homologué contre une autre espèce d’Ebolavirus, est également étudiée. L’OMS indique que des signaux de protection croisée ont été observés chez l’animal, mais que les données disponibles ne permettent pas encore d’établir son efficacité contre Bundibugyo chez l’être humain ; son utilisation dans ce contexte doit donc rester encadrée par des protocoles de recherche.</p>



<p>La présence de Muyembe à Bunia prend ainsi une dimension qui dépasse la seule supervision d’une mission sanitaire. Elle traduit la volonté de transformer l’expérience congolaise des précédentes épidémies en capacité opérationnelle immédiate. Surveillance communautaire, diagnostic rapide, isolement, prise en charge, suivi des contacts, contrôle des infections et recherche doivent fonctionner comme les différentes composantes d’une même chaîne. Une faiblesse dans l’un de ces maillons peut compromettre les progrès enregistrés dans les autres.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="682"  alt="" class="wp-image-2584"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1024x682.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1024x682.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-300x200.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-768x512.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1536x1023.jpg 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cette mission intervient aussi au moment où le Gouvernement affirme que l’épidémie est globalement sous contrôle et que son pic a été franchi. Le Conseil des ministres du 11 septembre a néanmoins lui-même appelé au maintien d’une surveillance prioritaire dans plusieurs zones confrontées à de récentes flambées et confirmé l’apparition d’un cas au Sud-Ubangi. La présence sur le terrain de l’un des principaux spécialistes congolais d’Ebola illustre donc la nécessité de ne pas confondre tendance nationale à la baisse et fin du risque épidémique.</p>



<p>À Bunia, Jean-Jacques Muyembe porte finalement un défi autant scientifique qu’institutionnel : démontrer que les décennies d’expérience acquises par la RDC peuvent désormais se traduire par une riposte plus rapide, mieux coordonnée et fondée sur les données. Face à une épidémie qui continue d’exiger une vigilance maximale, la question n’est plus seulement de savoir si le pic a été dépassé, mais si chaque chaîne de transmission peut être identifiée et interrompue avant qu’elle n’ouvre un nouveau foyer.</p>



<p>Par la Rédaction</p>
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		<title>RDC—Conseil des ministres : Tshisekedi resserre la gouvernance autour de la sécurité, des finances publiques et des services essentiels</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 21:35:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[17e épidémie d’Ebola en RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA — Réuni vendredi 11 septembre 2026 à la Cité de l’Union africaine sous la présidence de Félix-Antoine</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>KINSHASA — Réuni vendredi 11 septembre 2026 à la Cité de l’Union africaine sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi, le 98ᵉ Conseil des ministres a placé plusieurs urgences nationales au centre de l’action gouvernementale : recrudescence des incendies à Kinshasa, accès à l’eau potable, responsabilité financière des gestionnaires publics, riposte contre Ebola, sécurité dans l’Est et préparation du budget 2027. Au-delà de la diversité des dossiers, une orientation traverse le compte rendu : le Chef de l’État demande désormais que les politiques annoncées soient accompagnées d’échéances, d’indicateurs et de mécanismes de contrôle permettant d’en mesurer l’exécution.</p>



<p>La succession d’incendies meurtriers à Kinshasa a constitué la première urgence. Après le drame de la salle Panacée à Lingwala, l’incendie du Petit Collège Saint-Pierre et celui ayant touché une parcelle abritant la salle Bonne Auberge, Tshisekedi a estimé que leur répétition mettait en cause l’efficacité des mécanismes de prévention, de contrôle et d’intervention. « Nous ne pouvons nous résoudre à attendre qu’un incendie, de plus, survienne pour agir », a-t-il déclaré. Des contrôles doivent désormais viser les établissements recevant du public, y compris les églises, avec possibilité de fermeture temporaire des sites présentant des risques graves. Extincteurs, issues de secours, alarmes, installations électriques et capacités des services anti-incendie devront être vérifiés. Le ministre de l’Intérieur et le gouverneur de Kinshasa disposent de 30 jours pour présenter un plan opérationnel de prévention et de lutte contre les incendies.</p>



<p>Deuxième chantier : l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Le Président a demandé d’accélérer PAEEPA, KIN ELENDA, AGREE, PASEA, PRISE et les autres programmes déjà financés, considérant que les lenteurs administratives et conflits de compétences ne peuvent continuer à retarder leur exécution. Le Pacte présidentiel fixe pour 2035 des objectifs d’au moins 60 % d’accès à l’eau potable, 50 % à l’assainissement et à l’hygiène et des services appropriés dans 80 % des écoles et établissements de santé. Un tableau de bord mensuel devra désormais renseigner financement, paiements, niveau d’exécution et calendrier de chaque projet, tandis qu’un portefeuille prioritaire devra être établi pour chacune des 26 provinces, en donnant priorité aux zones les moins desservies.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="611" height="839"  alt="" class="wp-image-2577"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image455369931-17893353079918877649073136884604.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image455369931-17893353079918877649073136884604.png 611w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image455369931-17893353079918877649073136884604-218x300.png 218w" sizes="auto, (max-width: 611px) 100vw, 611px" /></figure>



<p>Le Conseil a également ouvert un dossier institutionnel particulièrement sensible : la responsabilité financière des gestionnaires publics devant la Cour des comptes. Tshisekedi veut clarifier l’application des règles aux ministres et gouverneurs, dans un contexte où la juridiction financière développe ses contrôles et procédures. Il insiste cependant sur le respect de son indépendance. Un mécanisme permanent de sensibilisation doit permettre aux membres du Gouvernement de mieux comprendre notamment la distinction entre faute de gestion et gestion de fait, la responsabilité des ordonnateurs, les rapports avec les comptables publics et la portée des immunités. L’enjeu affiché est de faire de la responsabilité financière non une entrave à l’action publique, mais un instrument de protection des deniers publics et de lutte contre l’impunité financière.</p>



<p>Sur le front sanitaire, le Gouvernement affirme que la 17ᵉ épidémie d’Ebola est « sous contrôle » et que le pic a été atteint. Le compte rendu fait état d’une diminution progressive des cas confirmés et des décès, tandis que 10 des 61 zones de santé concernées n’auraient enregistré aucun nouveau cas depuis au moins 21 jours. Mais le même document appelle à une surveillance prioritaire à Beni, Isiro, Komanda, Butembo et Mangala, en raison de récentes flambées, et confirme la découverte d’un cas au Sud-Ubangi, où le dispositif de riposte est en cours de déploiement et les contacts placés en isolement. Cette juxtaposition entre amélioration globale et persistance de foyers rappelle que le franchissement d’un pic ne dispense nullement de maintenir une surveillance épidémiologique intensive.</p>



<p>La situation sécuritaire demeure parallèlement tendue. Le Gouvernement affirme que les manœuvres du M23/RDF visant à conquérir de nouveaux espaces au Nord et au Sud-Kivu ont été contenues par les FARDC, tandis que la résurgence d’attaques de miliciens Maï-Maï est signalée dans le Grand-Katanga. Sur le plan administratif et sécuritaire intérieur, le Conseil annonce également que 13 852 migrants Mbororo ont déjà été identifiés au Bas-Uélé, Haut-Uélé et Nord-Ubangi. Les opérations policières « Ndobo » doivent se poursuivre dans les grandes villes, alors que l’ONIP prépare pour la mi-décembre 2026 le lancement des opérations d’identification de masse de la population.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="586"  alt="" class="wp-image-2575"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748-1024x586.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748-1024x586.png 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748-300x172.png 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748-768x440.png 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748-1536x879.png 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000cf88820eb863143fb37922b12969483745879977748.png 1658w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Mais l’une des décisions les plus structurantes du Conseil concerne les finances publiques. Le Gouvernement a adopté le projet de loi de finances 2027, équilibré en recettes et dépenses à 57 500 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars, en progression de 12 % par rapport aux 22 milliards de la loi de finances rectificative 2026. Les recettes courantes sont projetées à l’équivalent de 17,5 milliards de dollars, pour une pression fiscale de 12,8 %, tandis que les recettes extérieures sont évaluées à 4 milliards. Les priorités annoncées couvrent notamment la sécurité, les infrastructures, les secteurs sociaux, la diversification économique et la reconstruction des zones touchées par les conflits. Le Conseil a aussi renoué, après une interruption depuis 2015, avec la consolidation des budgets du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées.</p>



<p>Au total, 16 textes ont été examinés et adoptés, touchant notamment aux statistiques nationales, à la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu, aux financements additionnels de projets dans l’entrepreneuriat féminin, l’éducation et la santé, au marché carbone, aux finances publiques et aux infrastructures. Le Conseil a également validé la création d’une Task Force RDC–USA chargée du suivi de l’accord de partenariat stratégique entre les deux pays, ainsi qu’un financement IDA de 150 millions de dollars pour le projet REPAIR et la création du Fonds de garantie des dépôts de la RDC. Au terme de cette 98ᵉ réunion, le message politique apparaît donc clair : les instructions, budgets et nouvelles structures se multiplient ; leur véritable test commencera désormais dans l’exécution, la transparence et les résultats perceptibles par la population.</p>



<p>Par la Rédaction</p>
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		<title>RDC—Ebola : le pic dépassé, mais les alertes s’étendent — l’épidémie est-elle réellement sous contrôle ?</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 20:22:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les autorités sanitaires congolaises annoncent que le pic de l’épidémie d’Ebola est dépassé et mettent en</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que les autorités sanitaires congolaises annoncent que le pic de l’épidémie d’Ebola est dépassé et mettent en avant une courbe nationale descendante, la progression géographique de la maladie et de nouvelles alertes venues des provinces brouillent ce tableau rassurant. Après le cas confirmé au Sud-Ubangi, des situations suspectes sont rapportées au Nord-Ubangi et dans la Mongala, tandis que des signaux sont également évoqués au Maniema et dans d’autres zones. Ce contraste entre le discours national et les informations remontant du terrain pose désormais une question centrale : que signifie réellement « contrôler » une épidémie lorsque sa géographie continue d’évoluer ?</p>



<p>Au Nord-Ubangi, l’alerte émane de responsables politiques de premier plan. Selon un message transmis à l’ancien ministre de la Santé Jean-Jacques Mbungani par le député national Dongo Yemo Mobutu, élu de Gbadolite et président du caucus des députés nationaux de la province, le gouverneur aurait placé en quarantaine 53 passagers d’une embarcation empruntée par le malade décédé à Gwaka, dans le Sud-Ubangi. Deux passagers se seraient cependant soustraits au dispositif avant de rejoindre Gbadolite à moto. Retrouvés après des recherches, ils présenteraient des symptômes et auraient été pris en charge, tandis que leurs familles et les personnes avec lesquelles ils ont été en contact auraient été identifiées. L’alerte a été transmise au professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’INRB. Ces personnes demeurent, à ce stade, des cas suspects en attente d’une confirmation biologique.</p>



<p>L’opinion publique observe par ailleurs avec inquiétude l’apparition de signaux dans plusieurs provinces au-delà du foyer initial. Des alertes ont notamment été rapportées au Sud-Ubangi, au Nord-Ubangi, au Maniema et dans d’autres zones. Dans la Mongala, l’information faisant état d’un cas suspect a été portée à notre connaissance par l’Honorable Célestin Matili, élu de cette province, qui constitue à ce stade la source de ce signalement. Selon les éléments communiqués, un homme de 49 ans résidant au village Boso Mwanga est décédé à l’Hôpital général de référence de Boso Modanda après avoir présenté un tableau clinique ayant conduit les services sanitaires à suspecter la maladie à virus Ebola. Le cas aurait été notifié et investigué et un prélèvement effectué dans l’attente de son acheminement vers Lisala pour analyse. Cette extension géographique apparente appelle donc à renforcer la surveillance et la vérification épidémiologique plutôt qu’à considérer le seul franchissement d’un pic comme la preuve que l’épidémie est déjà sous contrôle.</p>



<p>Car, du point de vue de la santé publique, le contrôle d’une épidémie ne se réduit pas au franchissement de son pic. Il s’apprécie à travers plusieurs indicateurs combinés : une surveillance améliorée et exhaustive, l’identification et l’interruption des chaînes de transmission, la protection des populations susceptibles d’être exposées, la maîtrise de la létalité et une communication permettant aux communautés de comprendre les risques et de s’approprier la riposte. En épidémiologie de terrain, la surveillance analyse notamment la maladie selon le temps, le lieu et les personnes. Une diminution de la courbe nationale peut donc constituer un signal encourageant sans signifier que toutes les chaînes de transmission sont interrompues ou que l’expansion géographique est maîtrisée. La courbe peut descendre pendant que la carte, elle, continue de s’élargir.</p>



<p>À cette difficulté épidémiologique s’ajoute celle de la chaîne institutionnelle. Selon le député Dongo Yemo Mobutu, le personnel médical du Nord-Ubangi manquerait d’équipements de protection individuelle et de produits médicaux, tandis que la province éprouverait des difficultés à assurer la prise en charge des personnes mises en quarantaine. Plus interpellant, le parlementaire affirme avoir tenté sans succès de joindre directement le ministre national de la Santé avant de transmettre l’alerte à un membre de son cabinet et de saisir parallèlement le professeur Muyembe. Lorsqu’une alerte potentiellement liée à Ebola, portée par un gouverneur et un député national, semble rencontrer de telles difficultés pour atteindre rapidement les responsables centraux, la question dépasse la simple communication. L’exercice de la santé publique exige éthique, déontologie, bonnes pratiques, transparence, réactivité et expertise avérée en épidémiologie et en surveillance, particulièrement face à une maladie à forte létalité capable de franchir rapidement les frontières administratives.</p>



<p>Les résultats des investigations et prélèvements en cours seront donc déterminants. S’ils écartent Ebola, ils permettront de circonscrire ces alertes. S’ils confirmaient de nouvelles contaminations, il faudrait alors reconstituer minutieusement les déplacements, les chaînes de contacts, les délais de notification et surtout la chronologie des informations détenues par chaque niveau de responsabilité. Car la question n’est finalement plus seulement de savoir si la RDC a franchi statistiquement le pic de son épidémie, mais si les chaînes de transmission sont effectivement interrompues, si l’espace de propagation est maîtrisé et si chaque personne exposée est suffisamment rapidement identifiée et protégée. Et derrière cette interrogation scientifique en demeure une autre, beaucoup plus sensible : face aux alertes qui remontent de nouvelles provinces, sommes-nous devant les limites d’un dispositif de riposte qui peine à suivre l’épidémie, ou certaines informations sur son évolution réelle tardent-elles à être portées à la connaissance de la population ?</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>




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		<title>17e épidémie d’Ebola en RDC : que signifie vraiment « avoir dépassé le pic » ? Quelques repères pour avancer ensemble</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 14:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par l’Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani MbandaDéputé national, ancien Ministre de la Santé publique Je me réjouis, comme tous</p>
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<p>Par l’Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda<br />Député national, ancien Ministre de la Santé publique</p>



<p>Je me réjouis, comme tous les Congolais, de la bonne nouvelle partagée avec Madame la Première ministre Judith Suminwa : les données récentes suggèrent que le pic épidémique aurait été dépassé dans certains foyers, avec une courbe qui amorcerait une phase descendante. C’est un signal encourageant, fruit du travail de nos vaillants soignants, des équipes de riposte, des communautés et de l’ensemble des partenaires engagés. Mais cette évolution positive mérite d’être expliquée avec précision : dépasser un pic ne signifie pas encore que l’épidémie est terminée ni qu’elle est maîtrisée partout.</p>



<p>En épidémiologie, une épidémie connaît généralement une phase de croissance, atteint un sommet, puis amorce une décroissance. La question essentielle est donc désormais de savoir quelle forme prend cette descente : est-elle rapide et continue ou lente, avec un plateau et d’éventuels rebonds ? Pour l’établir, nous gagnerions à disposer et à partager régulièrement les courbes épidémiques complètes, analysées foyer par foyer. Une communication transparente sur ces données renforcerait à la fois la confiance de la population et l’efficacité de la riposte.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="631"  alt="" class="wp-image-2273"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hph8kibweaakxxq1592952714461813387-1024x631.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hph8kibweaakxxq1592952714461813387-1024x631.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hph8kibweaakxxq1592952714461813387-300x185.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hph8kibweaakxxq1592952714461813387-768x473.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hph8kibweaakxxq1592952714461813387.jpg 1081w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cette précaution est d’autant plus importante que nous sommes confrontés à une épidémie multifocale. Plusieurs zones sont concernées, notamment dans la Tshopo, le Bas-Uélé et le Haut-Uélé, auxquelles s’ajoute désormais le cas importé confirmé à Gwaka, dans le Sud-Ubangi. Or, plusieurs foyers signifient plusieurs dynamiques de transmission. Avoir dépassé le pic dans un foyer ne signifie donc pas automatiquement que tous les autres ont franchi la même étape. C’est pourquoi l’analyse nationale doit toujours être complétée par une lecture locale de chaque chaîne de transmission.</p>



<p>Un autre défi demeure celui de l’exhaustivité de la détection. L’expérience de nos précédentes épidémies nous enseigne qu’une proportion de contacts, voire de cas, peut échapper temporairement au système de surveillance, notamment par manque d’information, mobilité, crainte ou réticence communautaire. La courbe que nous observons est d’abord celle des cas effectivement détectés. Une diminution des cas notifiés doit donc s’accompagner d’une vérification de la qualité de la surveillance afin de s’assurer qu’elle traduit réellement une baisse de la transmission.</p>



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<p>C’est pourquoi la première priorité doit être de consolider la tendance observée sans relâcher l’effort. Pour Ebola, la période de référence reste liée au cycle maximal d’incubation de 21 jours. Deux périodes consécutives, soit 42 jours sans nouveau cas, constituent le repère utilisé pour déclarer la fin d’une flambée. Tant que cette étape n’est pas atteinte, chaque nouveau cas, chaque contact perdu de vue et chaque nouvelle zone touchée doivent maintenir notre niveau d’alerte.</p>



<p>La deuxième priorité est de renforcer la surveillance communautaire et le suivi des contacts. Chaque contact identifié doit être suivi pendant 21 jours. Cette vigilance est particulièrement importante dans les zones de forte mobilité et aux points d’entrée et de sortie. Dans le Sud-Ubangi, notamment autour d’Akula et de Gwaka ainsi que sur les axes fluviaux, la surveillance doit rester maximale. C’est souvent lorsque la courbe commence à descendre que la tentation du relâchement apparaît, alors que des chaînes silencieuses peuvent encore subsister.</p>



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<p>La troisième priorité consiste à préparer dès maintenant la sortie de l’épidémie. Cela suppose non seulement d’atteindre la période requise sans nouveau cas, mais également de maintenir une surveillance renforcée après la déclaration de la fin de la flambée, tout en assurant l’accompagnement clinique et psychosocial des personnes guéries. Sortir d’une épidémie ne signifie pas simplement fermer les centres de riposte : cela signifie consolider les acquis et empêcher toute résurgence.</p>



<p>La quatrième priorité concerne notre manière de communiquer. Les mots utilisés par les autorités sanitaires ont des conséquences concrètes sur le comportement des populations, des équipes et des partenaires. Dire trop tôt que « l’épidémie est sous contrôle » peut créer un sentiment de sécurité prématuré et favoriser le relâchement. Une formulation plus rigoureuse et fédératrice serait : « La tendance est encourageante dans plusieurs foyers, mais la vigilance reste maximale jusqu’au dernier contact suivi. » Cette formulation reconnaît les progrès accomplis sans minimiser le risque qui demeure.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="399" height="501"  alt="" class="wp-image-2271"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hqizs4iweaavack6138000089239428864.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hqizs4iweaavack6138000089239428864.jpg 399w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/hqizs4iweaavack6138000089239428864-239x300.jpg 239w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /></figure>



<p>Nous devons donc saluer les résultats obtenus et le travail remarquable accompli par le Gouvernement, nos professionnels de santé, les équipes de riposte, les communautés et les partenaires, tout en gardant la lucidité nécessaire. La confirmation récente d’un cas à plus de 1 000 kilomètres de l’épicentre initial, après un itinéraire comportant plusieurs zones de mobilité, nous rappelle précisément pourquoi la prudence reste indispensable. Une tendance descendante est une victoire d’étape ; elle n’est pas encore la victoire finale.</p>



<p>Mon souhait est que nous poursuivions cette bataille avec rigueur, transparence et unité. Il ne s’agit pas de contester les progrès réalisés, mais de les protéger. Oui, les indicateurs peuvent être encourageants dans plusieurs foyers. Oui, nous devons nous en féliciter. Mais notre mobilisation doit rester entière jusqu’à l’interruption effective de toutes les chaînes de transmission. Face à Ebola, dépasser le pic doit être le signal pour consolider la riposte, pas pour baisser la garde. Restons mobilisés ensemble jusqu’au dernier contact suivi.</p>



<p>Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda<br />Député national<br />Ancien Ministre de la Santé publique</p>



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