Face à la recrudescence des attaques attribuées aux rebelles des ADF dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, plusieurs contingents de combattants Wazalendo ainsi que des membres de mouvements citoyens et de groupes de pression de l’espace Butembo-Lubero ont décidé de se mobiliser pour rejoindre les zones affectées et participer aux efforts de sécurisation de la région.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une série d’attaques meurtrières visant les populations civiles. Malgré les opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) dans le cadre des opérations Shujaa, les combattants ADF continuent de mener des incursions sanglantes dans plusieurs localités de Beni, provoquant morts, enlèvements et déplacements massifs de populations.
Selon les initiateurs de cette mobilisation, il s’agit avant tout d’un acte de solidarité et de patriotisme destiné à soutenir les efforts des forces engagées sur le terrain. Les volontaires estiment que les communautés locales ne peuvent plus rester passives face aux massacres répétés qui endeuillent la région depuis plusieurs années.
Parmi les mobilisés figurent des jeunes issus de différents mouvements citoyens, des groupes de pression et des structures communautaires de Butembo et de Lubero. Tous affichent leur volonté de contribuer à la restauration de la paix et de la sécurité dans une zone devenue l’un des principaux foyers d’instabilité dans l’Est de la RDC.
Cette mobilisation constitue également un message fort de soutien aux habitants de Beni, confrontés quotidiennement aux conséquences de l’insécurité. Les organisateurs appellent d’ailleurs d’autres jeunes à s’engager pour défendre l’intégrité du territoire national et accompagner les efforts de pacification entrepris par les autorités.
Alors que la menace des ADF demeure persistante dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, cette initiative traduit la montée d’un sentiment de responsabilité collective au sein d’une partie de la population. Pour ses promoteurs, la lutte contre l’insécurité ne relève pas uniquement des forces de défense, mais exige également la mobilisation de toutes les composantes de la nation afin de mettre un terme durable aux violences qui frappent la région.
Par Kanoba Obadias

