Kinshasa, 14 juin 2026 – Les réactions continuent de se multiplier au lendemain de la manifestation organisée à Kinshasa par la coalition C64 contre le projet de révision constitutionnelle soutenu par la majorité au pouvoir. Prévu comme un rassemblement de protestation devant le Parlement, le mouvement a dégénéré en affrontements impliquant manifestants, militants pro-gouvernementaux et forces de l’ordre.
Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, les événements du 13 juin soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des libertés publiques. La Voix des Sans-Voix (VSV) a dénoncé une répression qu’elle qualifie de « musclée, sanglante et disproportionnée », tandis que l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités.

Pour Jean-Claude Katende, la gravité des violences observées a provoqué une profonde déception au sein de la société civile. Il estime que les circonstances des affrontements nécessitent des investigations impartiales visant aussi bien l’action des forces de sécurité que celle des groupes civils impliqués dans les incidents.
Les tensions sont survenues alors que l’opposition entendait dénoncer un projet de révision constitutionnelle qu’elle considère comme susceptible de favoriser un maintien prolongé au pouvoir du président Félix Tshisekedi. Le camp présidentiel rejette pour sa part ces accusations et soutient que le débat institutionnel doit se dérouler dans le respect des mécanismes démocratiques prévus par la loi.

Face à la polémique, le gouvernement congolais a publié un communiqué condamnant les violences enregistrées lors de cette journée de tensions. L’exécutif indique également que le ministre de la Justice a entrepris des consultations avec les responsables des formations politiques concernées afin d’évaluer les circonstances des incidents et leurs conséquences.
Le gouvernement réaffirme par ailleurs son attachement aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique. Alors que les versions des différents acteurs divergent encore sur le bilan et les responsabilités, les appels à une enquête indépendante se multiplient afin de faire toute la lumière sur les événements qui ont marqué cette mobilisation de l’opposition.
Par la rédaction

