Kinshasa – Le conflit foncier qui oppose depuis plusieurs semaines des habitants de Pagotte, dans le quartier Maréchal Mobutu de la commune de N’sele, à des personnes revendiquant des droits sur le site connaît un nouveau rebondissement. Plusieurs occupants affirment avoir été interpellés ce mardi par des éléments de la Garde républicaine alors qu’ils tentaient de reprendre des travaux sur les parcelles concernées.
Selon les témoignages recueillis auprès des résidents, les personnes concernées auraient repris les travaux après avoir été informées de la levée de la mesure de suspension qui pesait sur le dossier. Toutefois, leur initiative aurait été interrompue par des éléments de la Garde républicaine qui les auraient conduites vers Kibomanga pour des vérifications.

Cette nouvelle évolution intervient dans un climat déjà marqué par de fortes tensions autour de la propriété d’un vaste espace foncier situé à Pagotte. Les habitants soutiennent occuper légalement ces terrains depuis plusieurs années et affirment disposer de documents administratifs justifiant leurs droits d’occupation. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme des tentatives de restriction d’accès à leurs parcelles.
Les résidents avaient récemment accusé des éléments de la Garde républicaine, sous l’autorité présumée d’un officier identifié comme le colonel Delphin, d’empêcher l’accès aux terrains et d’encadrer la construction d’une clôture en tôles autour du site. Ils affirment n’avoir reçu aucun document officiel ni décision judiciaire justifiant ces mesures.

Face à cette situation, les habitants de Pagotte réitèrent leur appel au Président de la République, Félix Tshisekedi, afin qu’une clarification soit apportée sur le statut juridique des terrains et que les droits des différentes parties soient établis dans le respect des lois de la République.
Les occupants disent rester favorables au dialogue et à une solution pacifique du différend. Ils demandent néanmoins l’intervention des autorités foncières, administratives et judiciaires compétentes afin d’éviter une escalade des tensions dans cette partie de la capitale.
Par Botamba Sésé Séko

