La phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 restera comme un tournant majeur dans l’histoire du football africain. Pour la première édition disputée à 48 équipes, dix nations représentaient la Confédération africaine de football (CAF). À l’issue du premier tour, neuf d’entre elles ont décroché leur qualification pour les seizièmes de finale, un record absolu pour le continent sur la scène mondiale.
Parmi ces qualifiés, cinq sélections ont obtenu leur billet de manière directe en terminant à la deuxième place de leur groupe : l’Égypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert et la Côte d’Ivoire. Les quatre autres – la RDC, le Ghana, l’Algérie et le Sénégal – poursuivent leur aventure en faisant partie des meilleurs troisièmes. Cette performance collective illustre la progression constante du football africain et sa capacité à rivaliser avec les grandes nations.

Plusieurs équipes ont particulièrement marqué les esprits. Le Cap-Vert, pour sa toute première participation à une Coupe du Monde, a créé la sensation en terminant deuxième d’un groupe relevé comprenant notamment l’Espagne et l’Uruguay, sans concéder la moindre défaite. L’Afrique du Sud, de retour au Mondial pour la première fois depuis 2010, s’est également illustrée en obtenant la première qualification de son histoire pour un second tour hors de ses bases. Quant à la République démocratique du Congo, absente de la Coupe du Monde depuis 1974, elle a écrit une nouvelle page de son histoire en renversant l’Ouzbékistan (3-1) lors du match décisif grâce à un doublé de Yoane Wissa, terminant première des meilleures équipes classées troisièmes.
Toutes les sélections africaines n’ont cependant pas connu la même réussite. La Tunisie est la seule équipe du continent éliminée dès la phase de groupes, après trois défaites et une dernière place dans son groupe. Le Sénégal, pourtant considéré parmi les favoris africains, a dû attendre les derniers calculs pour obtenir sa qualification en tant que dernier meilleur troisième. L’Algérie et le Ghana, également annoncés comme de sérieux prétendants, ont eux aussi dû passer par cette voie après des parcours plus compliqués que prévu.

À l’approche des matchs à élimination directe, trois sélections apparaissent comme les principaux porte-drapeaux du continent. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, confirme son statut en terminant à égalité de points avec le Brésil dans son groupe. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, a démontré une grande solidité tout au long du premier tour. Enfin, l’Égypte, désormais libérée après avoir décroché la première victoire de son histoire en phase finale de Coupe du Monde, s’avance avec un bloc défensif particulièrement solide et l’ambition de poursuivre son parcours.
Avec neuf représentants encore en lice, l’Afrique n’a jamais été aussi présente à ce stade de la compétition. Une performance historique qui confirme la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale et nourrit désormais l’espoir de voir une ou plusieurs sélections du continent réaliser un parcours inédit jusqu’aux dernières étapes de la Coupe du Monde 2026.
Par Thierry Bwongo

