Kinshasa, 26 juin 2026 – La République démocratique du Congo a officiellement saisi la Cour internationale de Justice d’une requête contre la République du Rwanda, l’accusant d’engager sa responsabilité internationale pour de graves violations de plusieurs conventions internationales relatives aux droits humains et au droit international.
Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication et des Médias, le gouvernement congolais indique demander à la CIJ de reconnaître la responsabilité du Rwanda pour des violations de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et de la Convention contre la torture.

Kinshasa soutient que, depuis plus de trois décennies, les populations civiles de l’est de la RDC sont victimes de massacres, d’exécutions extrajudiciaires, d’actes de torture, de violences sexuelles, de déplacements forcés et de discriminations fondées notamment sur l’origine ethnique et le sexe. Selon les autorités congolaises, ces violations trouvent leur origine dans les interventions militaires menées après le génocide de 1994 au Rwanda et se sont poursuivies durant les première et deuxième guerres du Congo ainsi que dans les conflits armés qui ont suivi.
Le gouvernement congolais affirme que le Rwanda aurait agi à la fois par l’intermédiaire de ses propres forces armées et par le soutien, la direction ou le contrôle de plusieurs groupes armés ayant opéré en RDC, notamment l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, le Rassemblement congolais pour la démocratie, le Congrès national pour la défense du peuple ainsi que l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars.
À travers cette procédure, la RDC demande à la Cour de constater la responsabilité internationale du Rwanda, d’ordonner la cessation des actes jugés illicites, d’imposer des garanties de non-répétition et d’accorder des réparations intégrales en faveur de l’État congolais et des victimes, conformément au droit international.
Le gouvernement souligne que cette initiative traduit son attachement au règlement pacifique des différends, à la primauté du droit international et à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. Il réaffirme également sa confiance dans la Cour internationale de Justice pour contribuer à l’établissement d’une paix juste, durable et fondée sur la justice dans la région des Grands Lacs.
Par la rédaction

