Kinshasa, 30 juin 2026 – Le président de la Démocratie Chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala, a adressé une lettre au gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, pour l’alerter sur ce qu’il présente comme l’émergence de structures financières parallèles opérant dans les territoires contrôlés par l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23).
S’appuyant sur le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, l’opposant affirme que la société Accès Finance S.A., implantée notamment à Goma et à Rubaya, exercerait des activités financières dans une zone sous contrôle de l’AFC/M23. Il relève que cette entreprise se présente publiquement comme une institution financière agréée en RDC et annonce offrir des services de transferts internationaux en partenariat avec Western Union, MoneyGram et le réseau SWIFT.
Dans son courrier, Eugène Diomi Ndongala affirme que le rapport des experts de l’ONU ne fait pas état d’une preuve publiquement vérifiable d’un agrément délivré par la Banque centrale du Congo à cette structure. Il estime que l’existence de tels circuits financiers pourrait favoriser des flux financiers échappant au contrôle des autorités congolaises et soulever des risques de blanchiment d’argent ainsi que de contournement des sanctions internationales visant l’AFC/M23 et certains responsables rwandais.
À ce titre, il demande au gouverneur de la BCC d’ouvrir une enquête sur les activités d’Accès Finance S.A. et d’autres structures similaires, de publier un avis officiel sur leur statut réglementaire, d’informer les opérateurs internationaux de transfert d’argent concernés, ainsi que de renforcer la coopération avec les organismes internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux.
L’ancien député sollicite également une coordination avec les autorités judiciaires et diplomatiques congolaises afin que cette question soit portée devant les instances internationales compétentes.
À ce stade, la Banque centrale du Congo, Accès Finance S.A., Western Union, MoneyGram et SWIFT n’ont pas réagi publiquement à ces allégations. Les affirmations contenues dans cette correspondance reflètent la position de leur auteur et n’ont pas, à ce jour, fait l’objet d’une confirmation officielle.
Par la rédaction

