Kinshasa, 10 juillet 2026 – La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) affirme que les développements judiciaires récents concernant l’ancien Inspecteur général des finances, Jules Alingete Key, ne permettent pas d’établir son implication dans des faits de corruption ou de blanchiment de capitaux. Dans un communiqué publié vendredi, l’organisation dénonce ce qu’elle qualifie de « manœuvres politiques » visant à discréditer l’ancien patron de l’Inspection générale des finances (IGF).
La Fondation indique que le communiqué du Procureur général près la Cour de cassation, publié le 4 juillet 2026, précise que les mesures d’interdiction de sortie du territoire prises à l’encontre de certaines personnes étaient uniquement conservatoires et qu’elles ont depuis été levées. Selon la FBCP, le Parquet y affirme également qu’aucune preuve de corruption ou de blanchiment de capitaux n’a, à ce stade, été établie contre les personnes concernées.
L’organisation soutient par ailleurs que plusieurs dossiers évoqués avaient déjà fait l’objet d’enquêtes judiciaires ayant abouti à des décisions de non-lieu ou de classement. Elle rappelle également qu’en avril 2025, la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) aurait conclu, à l’issue de ses investigations, à l’absence d’éléments établissant des faits de blanchiment de capitaux imputables à Jules Alingete Key. La Fondation cite aussi une décision du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, devenue définitive faute de recours, comme un élément allant dans le même sens.


Au-delà du volet judiciaire, la FBCP dénonce l’existence de ce qu’elle décrit comme des « manœuvres de coulisses » destinées à affaiblir Jules Alingete. Selon elle, ces actions seraient liées aux enquêtes et poursuites engagées par l’ancien chef de l’IGF contre des auteurs présumés de détournements de fonds publics durant son mandat.
La Fondation appelle également le Gouvernement à assurer la protection de Jules Alingete, de son épouse et de ses proches, estimant que le climat actuel pourrait faire peser des risques sur leur sécurité.
À ce stade, ces accusations de manœuvres politiques émanent de la Fondation Bill Clinton pour la Paix et n’ont pas été étayées publiquement par des éléments de preuve. Les autorités ou les personnes mises en cause par ces allégations ne se sont pas exprimées dans le cadre de ce communiqué. Conformément aux principes d’équilibre de l’information, ces affirmations doivent donc être présentées comme la position de la FBCP.
Par Didier Mbongomingi

