Haut-Uele – Les opérations de riposte contre l’épidémie d’Ebola dans la Zone de santé de Boma Mangwetu font face à un obstacle majeur. Depuis près de deux semaines, l’interruption du réseau de télécommunication Vodacom perturbe considérablement le travail des équipes sanitaires mobilisées pour contenir la propagation du virus.
Selon les acteurs de la riposte, cette coupure affecte plusieurs maillons essentiels du dispositif de surveillance épidémiologique, notamment le suivi des contacts, la transmission des alertes, le partage des données en temps réel et la coordination entre les équipes déployées sur le terrain. Dans plusieurs localités, les agents de santé éprouvent des difficultés à signaler rapidement les cas suspects et à organiser les interventions d’urgence.
Cette situation intervient alors que la rapidité de la communication constitue un élément déterminant dans la lutte contre Ebola. Chaque retard dans la remontée des informations peut ralentir l’identification des personnes exposées, compliquer la recherche des contacts et augmenter le risque de propagation de la maladie au sein des communautés concernées.
Les responsables de la riposte redoutent que cette panne ne compromette les progrès déjà réalisés dans la surveillance de l’épidémie. Ils rappellent que les réseaux de télécommunication sont indispensables non seulement pour coordonner les interventions, mais aussi pour sensibiliser les populations et assurer une réponse rapide face à toute nouvelle alerte.
Face à cette urgence, les équipes sanitaires appellent au rétablissement rapide des services de télécommunication afin de garantir la continuité des opérations et de renforcer l’efficacité de la surveillance épidémiologique. Pour elles, restaurer la connectivité est devenu une priorité stratégique dans la lutte contre Ebola, où chaque minute gagnée peut contribuer à sauver des vies.
Par Kanoba Obadias

