Les activités scolaires ont été fortement perturbées ce lundi 13 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les enseignants de la province éducationnelle Nord-Kivu 2. Dans plusieurs établissements publics, les salles de classe sont restées fermées, contraignant de nombreux élèves à rebrousser chemin dès les premières heures de la matinée.
À l’origine de cette mobilisation, les enseignants dénoncent le non-paiement des salaires des mois de mars et d’avril, ainsi que le non-respect des engagements pris dans le cadre des accords de Bibwa. Parmi leurs principales revendications figurent également la prise en charge des enseignants dits « Nouvelles Unités », la régularisation des non-payés et l’application de la promesse gouvernementale d’un salaire revalorisé à 500 dollars inscrite dans le budget 2026.
À Beni comme à Butembo, le mouvement a rapidement provoqué une paralysie quasi totale des activités scolaires. Les syndicats, réunis au sein de l’intersyndicale, conditionnent toute reprise des cours au paiement effectif des arriérés, estimant que la crédibilité des engagements gouvernementaux est désormais sérieusement entamée.
Ce nouvel arrêt de travail remet en lumière la fragilité persistante du système éducatif dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo, où les revendications salariales et administratives du personnel enseignant restent récurrentes. Pour les parents d’élèves, cette crise ravive la crainte d’un nouveau glissement du calendrier scolaire, dans un contexte régional déjà marqué par l’insécurité et les déplacements de populations.
En attendant une éventuelle issue aux discussions entre le gouvernement et les syndicats, élèves et familles demeurent dans l’incertitude, suspendus à une solution rapide susceptible d’éviter une perturbation prolongée de l’année scolaire.
Kanoba Obadias

