À Butembo, la crise dans le secteur éducatif pourrait connaître une issue progressive. Une réunion d’évaluation du mouvement de grève des enseignants s’est tenue ce jeudi 23 avril 2026 au siège du SYECO, situé à Kitulu, réunissant les responsables syndicaux autour de l’état de la mobilisation en cours dans les établissements scolaires.
Au cours des échanges, un envoyé du PROVED Nord-Kivu 2 a officiellement remis une invitation aux représentants syndicaux en vue d’ouvrir des discussions. Cette démarche marque une volonté des autorités éducatives de privilégier la voie du dialogue face à une grève qui perturbe les activités scolaires depuis plusieurs jours.

Cette initiative a été accueillie favorablement par Benito Mughaso, secrétaire permanent du SYECO Butembo, ainsi que par les membres de son bureau. Plusieurs enseignants présents ont exprimé leur attente d’un cadre de concertation sérieux, susceptible de déboucher sur des réponses concrètes à leurs revendications.
Selon les conclusions de cette réunion, une séance de travail est prévue ce vendredi 24 avril entre les délégués syndicaux et le PROVED Nord-Kivu 2. Cette rencontre est perçue comme une étape clé vers une désescalade du mouvement et une possible reprise des cours.

Sur le terrain, un climat d’espoir prudent commence à émerger parmi les enseignants, même si ces derniers restent attentifs aux engagements qui seront pris lors des discussions. Pour les syndicats, l’enjeu est désormais de transformer cette ouverture en avancées tangibles pour améliorer les conditions de travail et de rémunération du personnel éducatif.
Dans une région où le système éducatif est déjà fragilisé par des contraintes sécuritaires et économiques, l’issue de ce dialogue pourrait s’avérer déterminante pour la stabilité du calendrier scolaire et la continuité de l’enseignement.
Par Kanoba Obadias

