Paris, 24 juin 2026 – La Banque centrale du Congo (BCC) a pris part, du 23 au 24 juin à Paris, à deux rendez-vous internationaux de premier plan consacrés à la stabilité financière et à la gouvernance de la dette souveraine. La délégation congolaise était conduite par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso.
Le premier de ces échanges s’est tenu dans le cadre du Forum sur la stabilité du secteur financier organisé au sein du Fonds monétaire international. À cette occasion, la BCC a présenté les réformes engagées à la suite du Financial Sector Stability Review (FSSR), notamment la mise en place d’une Direction de la stabilité financière, appelée à jouer un rôle central dans la prévention des risques systémiques et le renforcement de la résilience du système bancaire congolais.

La délégation congolaise a ensuite participé au Forum de Paris 2026, une rencontre internationale consacrée aux enjeux de la dette souveraine, de la transparence financière et de la coordination entre créanciers. Les discussions ont porté sur les mécanismes susceptibles d’améliorer la gouvernance de la dette publique dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions économiques, l’alourdissement des charges d’endettement et la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.
À travers cette double participation, la BCC a voulu mettre en avant les efforts engagés par la République démocratique du Congo pour moderniser sa gouvernance financière et consolider la stabilité du secteur monétaire. Pour l’institution, ces rencontres constituent aussi une opportunité de renforcer le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, au moment où la RDC cherche à améliorer la solidité de son architecture financière et à accroître la confiance des investisseurs.

Cette mission à Paris s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement de la Banque centrale sur les grands débats internationaux liés à la stabilité macrofinancière, à la surveillance prudentielle et à la soutenabilité de la dette. En affichant sa présence dans ces enceintes, la RDC entend faire valoir ses réformes, tout en s’alignant davantage sur les standards internationaux en matière de transparence, de supervision et de discipline financière.
Par la rédaction

