Houston – Une controverse enfle au sein de la diaspora congolaise après les déclarations du ministre des Sports, Didier Budimbu, sur l’achat des billets destinés aux supporters des Léopards lors de la Coupe du monde 2026.
Depuis Houston, le ministre a révélé que le gouvernement congolais avait acquis 1.150 billets par match pour les trois rencontres du premier tour, pour un coût global estimé à 1,6 million de dollars américains.
« Nous avons acheté 1.150 billets par match pour nos compatriotes pour les trois matches du premier tour. Cela a coûté 1.600.000 dollars au gouvernement. La demande de la communauté congolaise ici est de 30.000 billets. Mais nous ne pouvons pas faire plus pour le moment car les billets des matchs coûtent extrêmement cher », a déclaré Didier Budimbu.
Malgré cet effort financier, plusieurs Congolais vivant aux États-Unis, mais aussi en Belgique où des critiques similaires avaient déjà émergé lors du match amical contre le Danemark, dénoncent un manque de transparence dans la distribution des billets. Certains membres de la diaspora accusent des responsables diplomatiques de ne pas avoir redistribué équitablement les tickets mis à disposition et évoquent même de possibles reventes irrégulières.
À ce stade, ces accusations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle ni d’éléments probants permettant de les établir. Elles restent donc à vérifier.
Ces critiques interviennent alors que de nombreux supporters ont été surpris par la faible visibilité des couleurs congolaises dans les tribunes lors du match historique entre la RDC et le Portugal. Pour certains observateurs, cet écart entre la forte mobilisation annoncée de la diaspora et la présence relativement limitée de supporters identifiables dans le stade alimente les interrogations sur le circuit de distribution des billets.
Au-delà de la polémique, le débat relance également la question de l’investissement public dans le sport. Plusieurs voix estiment que l’achat de billets pour soutenir la sélection nationale relève d’une stratégie de « soft power » visant à renforcer l’image et le rayonnement international du pays à travers sa participation à la plus grande compétition sportive mondiale.
Les défenseurs de cette approche rappellent que la qualification des Léopards pour la phase finale du Mondial a déjà généré des retombées financières, médiatiques et diplomatiques importantes pour la RDC. Ils considèrent que la visibilité internationale offerte par la Coupe du monde constitue un levier de promotion du pays bien supérieur à de nombreuses dépenses sportives traditionnelles.
D’autres, en revanche, plaident pour davantage de transparence dans la gestion de ces ressources et réclament qu’un bilan détaillé de la distribution des billets soit rendu public afin de dissiper les soupçons et de garantir que les avantages accordés par l’État profitent effectivement aux supporters congolais.
Par la rédaction

