Kinshasa – Le Caucus des députés médecins de l’Assemblée nationale et le Conseil urbain de l’Ordre des médecins de Kinshasa (CUOM/Kinshasa) ont exprimé leur vive préoccupation à la suite des violences dont ont été victimes plusieurs médecins devant l’immeuble du Gouvernement. Réunis en séance de travail au Palais du Peuple, les deux structures ont appelé les autorités à faire toute la lumière sur ces incidents et à prendre des mesures pour prévenir leur répétition.
Dans une déclaration à l’issue de cette rencontre, les participants ont condamné avec fermeté les actes de violence perpétrés contre les professionnels de santé. Ils ont demandé aux autorités judiciaires compétentes d’ouvrir les enquêtes nécessaires afin d’établir les responsabilités et de traduire en justice les auteurs ainsi que, le cas échéant, les éventuels commanditaires, conformément aux lois de la République.
Au-delà de l’aspect judiciaire, le Caucus des députés médecins et le CUOM/Kinshasa ont exhorté le Gouvernement à engager un dialogue constructif avec les médecins afin d’apporter des réponses concrètes à leurs principales revendications. Celles-ci concernent notamment la sécurisation de l’exercice de la profession, l’amélioration de la rémunération, de meilleures conditions de travail ainsi que le renforcement des moyens mis à la disposition des structures sanitaires.
Pour les deux organisations, la protection des médecins ne relève pas uniquement de la défense d’une corporation, mais constitue un impératif de santé publique. Elles estiment que garantir la sécurité et la dignité des professionnels de santé est une condition essentielle pour assurer la continuité des soins, renforcer la confiance des patients et améliorer durablement la qualité du système de santé congolais.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les tensions entre les médecins et les pouvoirs publics ont été ravivées par les récents incidents survenus lors d’un mouvement de revendication. Les appels à l’apaisement se multiplient désormais afin de privilégier le dialogue et d’éviter une détérioration du climat social dans le secteur de la santé.
Par Thierry Bwongo

