Kinshasa – Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance financière en apportant son soutien au nouveau plan stratégique 2026-2028 de l’Inspection générale des Finances (IGF). Le document lui a été présenté, ce jeudi à la Cité de l’Union africaine, par Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des Finances et chef de service de l’IGF, accompagné de son adjoint, Emmanuel Tshibingu.
Au terme de cette audience, Christophe Bitasimwa Bahii a indiqué que cette nouvelle feuille de route ambitionne de transformer en profondeur le fonctionnement de l’institution afin de faire de l’IGF un véritable organe d’intelligence financière au service de l’État. Selon lui, l’objectif est de dépasser le rôle traditionnel de contrôle a posteriori pour développer une capacité permanente d’analyse, d’anticipation et d’aide à la décision en matière de gestion des finances publiques.
« Nous avons expliqué au Chef de l’État la nouvelle vision que nous voulons imprimer à l’IGF. Nous voulons l’ériger en un organe d’intelligence au service de la transformation de la gouvernance publique », a déclaré le chef de service de l’Inspection générale des Finances.
L’une des principales innovations du plan stratégique réside dans la modernisation des méthodes de contrôle. L’IGF entend progressivement remplacer les contrôles manuels et ponctuels par un dispositif largement digitalisé, reposant sur l’exploitation des données et des outils numériques capables d’assurer une surveillance continue des opérations financières de l’État.
« Ce nouveau plan stratégique vise essentiellement à passer du contrôle manuel et ponctuel à un contrôle digitalisé, beaucoup plus intelligent, qui consiste en une surveillance globale et permanente de tous les flux financiers qui se créent dans le pays », a précisé Christophe Bitasimwa Bahii.
Selon les responsables de l’IGF, cette transformation permettra d’améliorer la détection précoce des irrégularités, de renforcer la traçabilité des dépenses publiques, de prévenir les risques de fraude et de corruption et d’optimiser le suivi de l’exécution budgétaire. L’exploitation des technologies numériques devrait également accroître la réactivité de l’institution face aux dysfonctionnements constatés dans la gestion des ressources publiques.
Au cours des échanges, le président Félix Tshisekedi a exprimé son adhésion à cette vision et a assuré les responsables de l’Inspection générale des Finances de son accompagnement dans la mise en œuvre de ce programme de réforme. Pour la Présidence, cette modernisation s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis plusieurs années pour promouvoir la transparence, renforcer la redevabilité des gestionnaires publics et consolider la lutte contre la corruption.
À travers ce plan stratégique couvrant la période 2026-2028, l’IGF entend ainsi franchir une nouvelle étape dans son évolution institutionnelle en s’appuyant sur les outils numériques, l’analyse des données et le contrôle en temps réel. Si les objectifs annoncés se concrétisent, cette réforme pourrait contribuer à améliorer durablement la gouvernance financière et à renforcer la protection des ressources publiques au service du développement de la République démocratique du Congo.
Par Didier Mbongomingi

