Vingt-six ans après avoir marqué les esprits lors de son dernier grand concert en Europe, JB Mpiana renouera avec son public européen le 14 novembre prochain à l’Accor Arena de Paris. Une date hautement symbolique pour celui que ses admirateurs surnomment tour à tour « Souverain Bin Adama » ou, plus récemment, « Détroit d’Ormuz ».
Après de longues années durant lesquelles il a principalement réservé ses nouvelles productions au public africain, Papa Chéri retrouvera une diaspora congolaise nostalgique de ses plus grands succès, mais également désireuse de découvrir ses œuvres les plus récentes, ses nouvelles danses et l’évolution de son répertoire.

Ce retour s’inscrit dans une dynamique plus large qui voit plusieurs figures majeures de la rumba congolaise reprendre possession des grandes scènes européennes. Après les concerts de Zaïko Langa Langa, Werrason et Koffi Olomidé, l’annonce de JB Mpiana confirme le regain d’intérêt pour une génération d’artistes qui a largement contribué au rayonnement de la musique congolaise à travers le monde.
Au-delà d’un simple concert, ce rendez-vous parisien revêt une dimension historique. Il symbolise le retour d’une époque où la rumba congolaise remplissait les plus grandes salles d’Europe et s’imposait comme l’une des principales ambassadrices de la culture africaine sur la scène internationale.

Le 14 novembre, l’Accor Arena sera ainsi le théâtre des retrouvailles entre une légende de la musique congolaise et plusieurs générations de mélomanes, dans un concert qui s’annonce comme l’un des grands événements culturels de la fin de l’année pour la diaspora africaine.
Par Thierry Bwongo

