Bukavu – Plusieurs responsables de sociétés privées de gardiennage opérant à Bukavu affirment que leurs entreprises ont fait l’objet, jeudi 24 juillet 2026, d’opérations menées par des éléments de l’AFC/M23. Selon leurs témoignages, ces interventions auraient pour objectif de recruter de force des agents de sécurité afin de renforcer les effectifs déployés sur les lignes de front. À ce stade, ces allégations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et l’AFC/M23 ne s’est pas exprimé sur ces accusations.
D’après les responsables des entreprises concernées, plusieurs de leurs agents auraient été sollicités ou contraints de rejoindre les rangs du mouvement. Ils estiment que ces opérations s’inscriraient dans un contexte marqué par les besoins croissants en combattants, alors que les affrontements persistent dans l’est de la République démocratique du Congo.

Depuis la prise de Bukavu par l’AFC/M23 en février 2025, les sociétés de gardiennage sont devenues une source d’emploi pour de nombreux habitants confrontés aux difficultés économiques et à l’insécurité. Les responsables interrogés affirment que le mouvement chercherait également à renforcer son influence sur ce secteur en favorisant une société de gardiennage dénommée Nevice, tout en procédant, selon eux, à des recrutements sous la contrainte. Ces affirmations n’ont pas été confirmées par des sources indépendantes.
Des sources présentées comme proches de l’AFC/M23 à Goma, ayant requis l’anonymat, affirment par ailleurs que les autorités administratives installées par le mouvement à Goma et à Bukavu auraient reçu pour instruction de mobiliser chacune 2 000 hommes afin de renforcer les effectifs de la rébellion. Là encore, cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante. Selon ces mêmes sources, les agents de gardiennage seraient appelés à suivre une formation à Rumangabo avant d’exercer leurs fonctions, une version qui n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle.

Face à cette situation, les responsables des sociétés concernées disent craindre pour la sécurité de leurs employés et dénoncent des pratiques qu’ils jugent préoccupantes. Ils appellent les organisations nationales et internationales, les acteurs de la société civile ainsi que les mécanismes de protection des droits humains à accorder une attention particulière à ce dossier et à suivre de près l’évolution de la situation.
Au moment de la publication de cet article, l’AFC/M23 n’avait pas réagi à ces accusations. En l’absence de confirmation indépendante, les faits rapportés demeurent des allégations formulées par les responsables des sociétés de gardiennage concernées.
Par la Rédaction

