Irumu, Ituri. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repoussé, dimanche 2 août, une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le groupement Bambuba Kisiki, en territoire d’Irumu. Si l’offensive a été contenue par l’armée, la fuite des assaillants s’est soldée par la mort de trois civils, selon des sources locales.
Les affrontements se sont déroulés à la mi-journée dans la localité de Chanichani, une zone située à la frontière entre les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, régulièrement visée par les incursions des ADF. D’après les premières informations recueillies sur place, les militaires congolais ont opposé une forte résistance, contraignant les rebelles à battre en retraite après plusieurs échanges de tirs.
En se repliant vers Masekude, de l’autre côté de la rivière Samboko, les assaillants auraient croisé des cultivateurs occupés dans leurs champs. Selon des témoignages rapportés par les autorités locales, ils ont alors ouvert le feu sur ces civils, tuant trois agriculteurs. Ce bilan demeure provisoire, les recherches se poursuivant dans cette zone difficile d’accès.

Les victimes, originaires de Mayi Moya, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), s’étaient rendues à Masekude pour leurs activités agricoles. Les faits ont été confirmés par Sangayo Maliayuma, président du Conseil de la jeunesse du groupement Bambuba Kisiki, qui précise que les cultivateurs travaillaient à une dizaine de kilomètres de la frontière lorsqu’ils ont été surpris par les rebelles en fuite.
Ce nouvel épisode illustre la vulnérabilité persistante des populations vivant dans les zones frontalières entre Irumu et Beni, où les incursions des ADF continuent de menacer aussi bien les villages que les terres agricoles. Pour de nombreuses familles, l’agriculture demeure pourtant la principale source de subsistance.
Face à cette situation, les acteurs communautaires appellent au renforcement de la présence sécuritaire autour des zones de culture afin de permettre aux habitants de poursuivre leurs activités sans craindre de nouvelles attaques. De leur côté, les FARDC poursuivaient leurs opérations de ratissage au moment de la rédaction de cet article, tandis qu’aucun bilan officiel n’avait encore été communiqué par les autorités militaires.
Par Kanoba Obadias

