L’avenir des Léopards s’annonce chargé. Avec la publication du calendrier des grandes compétitions internationales, la République démocratique du Congo se projette déjà vers un cycle qui pourrait marquer une nouvelle étape de son histoire footballistique : CAN 2027, CAN U23, CAN 2028, Jeux olympiques de Los Angeles 2028, Ligue des Nations africaine 2029 et Coupe du monde 2030.
Après avoir retrouvé la Coupe du monde en 2026, plus de cinq décennies après sa première participation en 1974, les ambitions ont changé. Il ne s’agit plus seulement de participer aux grandes compétitions, mais de bâtir une sélection capable de s’installer durablement parmi les meilleures nations africaines et de viser des performances inédites sur la scène internationale.

Mais cet élan se heurte à une réalité préoccupante : les infrastructures sportives nationales restent largement en retard.
À ce jour, la RDC ne compterait pratiquement que deux stades homologués par la CAF :

Le stade Kibassa Maliba (Lubumbashi), homologué en catégorie 2, autorisé uniquement pour certains tours préliminaires des compétitions interclubs ;
Le stade TP Mazembe, homologué en catégorie 3, pouvant accueillir les matchs de phase de groupes et les phases finales des compétitions africaines.

Cette situation pourrait avoir des conséquences importantes pour les clubs et la sélection nationale. Le FC Les Aigles du Congo, qualifié pour les compétitions africaines, pourrait être contraint de disputer ses rencontres hors de Kinshasa si aucune autre enceinte n’obtient l’homologation requise. De même, les Léopards pourraient être amenés à recevoir certains matchs des éliminatoires de la CAN en dehors de la capitale si le Stade des Martyrs ne retrouve pas rapidement son homologation.
Ce contraste entre les ambitions sportives de la RDC et l’état de ses infrastructures rappelle que le développement du football ne repose pas uniquement sur la qualité des joueurs. Il dépend également de stades répondant aux normes internationales, d’une meilleure organisation des compétitions et d’investissements durables dans les infrastructures.

Alors que le pays rêve de s’imposer parmi les grandes nations du football africain, la modernisation des stades apparaît désormais comme l’un des principaux défis à relever pour accompagner les ambitions des Léopards et offrir aux supporters congolais la possibilité de vibrer à domicile.
Par Thierry Bwongo

