Kinshasa, 8 août 2026 – Une nouvelle plateforme fait son entrée dans le paysage politique congolais. L’Opposition Républicaine, OPR26, a officiellement lancé ses activités vendredi 7 août à l’Hôtel Sultani, à Kinshasa, à l’occasion d’une cérémonie ayant réuni les dirigeants et représentants des formations politiques qui composent cette nouvelle coalition.
L’OPR26 rassemble cinq partis politiques, un regroupement politique et une personnalité politique. La coordination nationale a été confiée au sénateur Jean-Claude Baende Etafe Eliko, président de l’ADH. Il sera épaulé par trois coordonnateurs adjoints : Monique Mukuna, présidente du regroupement Nouvelle Horizon, Dolly Mwanza, président de NOGEC, et John Kudia, président de la COPACO. Rabbi Nkulambe assurera le rôle de porte-parole, tandis que Guillaume, président de NGLC, et Vincent Mukangani, président de la COACAO, figurent également parmi les responsables de la plateforme.
Cette entrée en scène intervient dans un paysage politique où l’opposition congolaise demeure fragmentée entre plusieurs partis, personnalités et courants. L’OPR26 entend précisément se positionner dans cet espace en revendiquant une opposition dite « républicaine », qui assume son rôle de contre-pouvoir tout en refusant de réduire son action à la seule contestation du gouvernement.
La plateforme annonce ainsi vouloir exercer un contrôle démocratique sur l’action des institutions, interpeller le pouvoir lorsque cela s’avère nécessaire, mais également présenter des propositions alternatives sur les grandes questions politiques, économiques et sociales. Une orientation qui devra désormais être traduite en prises de position concrètes pour permettre à l’OPR26 de construire sa propre identité dans une opposition déjà occupée par plusieurs forces politiques.
Ses initiateurs affirment placer la défense des intérêts de la population au centre de leur démarche. L’enjeu sera notamment de démontrer leur capacité à dépasser les déclarations de principe, à développer une véritable offre politique et à peser sur les grands débats nationaux, dans un contexte notamment marqué par la crise sécuritaire dans l’Est, les difficultés socio-économiques et les discussions autour d’un éventuel dialogue politique.
Avec son lancement officiel, l’OPR26 passe donc de la construction politique à l’épreuve du terrain. Sa capacité à fédérer au-delà de ses membres fondateurs, à préserver sa cohésion et surtout à proposer une alternative identifiable déterminera désormais la place qu’elle pourra occuper dans le rapport de forces politique congolais.
Par Didier Mbongomingi

