Kinshasa – Les États-Unis ont annoncé un financement additionnel de 242 millions de dollars américains en faveur de la République démocratique du Congo pour soutenir la lutte contre Ebola. Cette nouvelle contribution porte à plus de 512 millions USD l’appui américain consacré à la prévention et à la riposte contre cette maladie dans le pays.
Selon les informations communiquées, ces financements sont destinés à renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, les capacités des laboratoires, la recherche des contacts, ainsi que les campagnes de sensibilisation des populations dans les zones à risque.

Toutefois, cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions sur le terrain. En Ituri, plusieurs agents engagés dans la riposte affirment cumuler plusieurs mois d’arriérés de salaires. Ils dénoncent une situation qui fragilise leur travail et menacent de déclencher un mouvement de grève si leurs revendications ne sont pas rapidement prises en compte.
Une telle interruption des activités pourrait affecter des opérations essentielles, notamment la surveillance des cas suspects, le suivi des personnes contacts, la sensibilisation communautaire et les interventions rapides, pourtant cruciales pour contenir la propagation du virus.

Ce contraste entre l’importance des financements internationaux mobilisés et les difficultés rencontrées par les équipes de première ligne relance les interrogations sur la gestion et l’acheminement des ressources destinées à la riposte sanitaire. À ce stade, aucune autorité n’a publiquement précisé les raisons des retards de paiement dénoncés par les agents.
Alors que la RDC poursuit ses efforts pour maîtriser l’épidémie, plusieurs observateurs estiment que la réussite de la riposte dépendra autant de la mobilisation des partenaires internationaux que de la capacité à garantir des conditions de travail et une rémunération régulière aux personnels de santé engagés sur le terrain.
Par la rédaction

