Goma, 8 août 2026 – La découverte successive de plusieurs corps sans vie à Goma et dans le territoire voisin de Nyiragongo suscite une vive inquiétude au sein de la population, dans cette partie du Nord-Kivu contrôlée par l’AFC/M23.
Dans la matinée de samedi, deux corps ont été signalés dans la ville de Goma. L’un aurait été retrouvé flottant sur les eaux du lac Kivu, tandis qu’un autre a été découvert au marché de Kituku. Ce dernier endroit se trouve à proximité d’installations actuellement contrôlées par les forces de l’AFC/M23. Les circonstances dans lesquelles ces personnes ont perdu la vie n’étaient pas encore établies.
Dans le territoire de Nyiragongo, un autre corps, identifié comme celui de Nathanaël Kamana, a été découvert dans une salle de classe de l’Institut Kibumba, à Kibumba. Là encore, aucune information indépendante disponible ne permet, à ce stade, de déterminer les circonstances exactes de sa mort ni d’en attribuer la responsabilité.
Cette succession de découvertes ravive les préoccupations autour de la protection des civils et du climat sécuritaire dans les territoires passés sous contrôle de l’AFC/M23. Des habitants réclament que toute la lumière soit faite sur ces décès et demandent que les personnes retrouvées sans vie soient formellement identifiées lorsque cela n’a pas encore été possible.

Des voix locales appellent également les organisations nationales et internationales de défense des droits humains à documenter ces cas et à favoriser des enquêtes indépendantes et impartiales. L’objectif serait d’établir les causes des décès, de déterminer s’ils sont liés au contexte sécuritaire et, si des actes criminels sont établis, d’identifier leurs auteurs.
Ces nouvelles découvertes interviennent dans un environnement déjà marqué par la guerre, les déplacements de populations et de multiples accusations de violations des droits humains dans l’Est de la RDC. Elles renforcent les appels adressés à la communauté internationale pour accélérer les initiatives diplomatiques visant à mettre fin aux hostilités et à garantir la protection des populations civiles.
En attendant les résultats d’éventuelles enquêtes, la prudence reste nécessaire quant à l’attribution de ces décès. Leur répétition constitue néanmoins un nouveau signal d’alarme pour une population qui continue de vivre dans un contexte d’insécurité et réclame avant tout vérité, protection et justice.
Par la rédaction

