Brazzaville — Football | La publication récente des compositions des staffs techniques de plusieurs sélections nationales congolaises suscite des interrogations au sein du football de la République du Congo. De l’équipe nationale A des Diables Rouges, conduite par Claude Le Roy, jusqu’à la sélection U20 dirigée par Fabrizio Cesana, certains noms rendus publics par la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) seraient contestés.
Selon les informations recueillies, certains membres apparaissant dans les staffs publiés n’auraient pas été proposés ou validés par les sélectionneurs concernés. Plus troublant encore, des noms qui ne figuraient pas, selon nos sources, dans les compositions techniques initialement envisagées auraient été ajoutés dans les documents finalement rendus publics par la Fédération.
Si ces informations venaient à être confirmées, elles poseraient un problème qui dépasse la simple composition d’un encadrement technique. Dans une sélection nationale, le choix des collaborateurs constitue généralement un élément essentiel du projet du sélectionneur : adjoints, préparateurs physiques, entraîneurs des gardiens ou autres techniciens sont appelés à travailler quotidiennement avec lui. Imposer ou modifier un staff sans son accord pourrait donc fragiliser son autorité et la cohérence de son dispositif technique.
Une autre interrogation concerne le circuit administratif ayant précédé la publication de ces listes. Les staffs annoncés ont-ils suivi toutes les étapes de validation prévues entre la direction technique, la FECOFOOT et les autorités de tutelle ? Qui a procédé aux éventuelles modifications entre les propositions initiales et les documents rendus publics ? Et surtout, les sélectionneurs ont-ils été officiellement informés de ces changements ? Autant de questions auxquelles une clarification de la Fédération permettrait de couper court à la controverse.
Le dossier revêt une importance particulière pour Claude Le Roy et Fabrizio Cesana, dont la responsabilité sportive sera directement engagée par les résultats de leurs équipes. Un sélectionneur peut difficilement être tenu comptable des performances d’une sélection s’il ne dispose pas d’une maîtrise suffisamment claire de son environnement technique. La question n’est donc pas seulement celle des personnes choisies, mais également de la répartition des responsabilités entre techniciens et administration fédérale.
À ce stade, la prudence reste toutefois nécessaire : aucune conclusion définitive ne peut être tirée sans connaître la version officielle de la FECOFOOT et celle des sélectionneurs concernés. La Fédération pourrait notamment préciser la procédure utilisée, le statut des personnes contestées et l’existence éventuelle d’une validation encore en cours. Ces explications permettraient également de déterminer si les listes publiées sont définitives ou susceptibles d’être corrigées.
Pour les Diables Rouges, l’enjeu est désormais d’éviter qu’une controverse administrative ne vienne perturber la préparation sportive. La FECOFOOT est attendue sur une clarification : qui compose réellement les staffs des sélections nationales et qui dispose du dernier mot dans leur validation ? La réponse permettra de savoir si les documents publiés traduisent effectivement les choix des sélectionneurs ou s’ils devront être réajustés avant les prochaines échéances internationales.
Par la rédaction

