Dans l’Est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire demeure volatile. Selon des sources locales, des éléments de l’armée rwandaise (RDF) et du groupe armé AFC-M23 auraient opéré un repli de plusieurs localités du sud du territoire de Lubero vers les axes d’Alimbongo et Kanyabayonga, dans la province du Nord-Kivu. À ce stade, les raisons exactes de ce redéploiement restent inconnues et nécessitent des confirmations indépendantes.
Parallèlement, des combats intenses sont signalés depuis trois jours dans le groupement Nyamaboko I, secteur Osso Banyungu, territoire de Masisi. Contrairement à certaines informations relayées sur les réseaux sociaux, les milices locales dites Wazalendo n’auraient pas encore pris le contrôle du village de Kazinga centre.
D’après les éléments disponibles jusqu’à la soirée du 24 mars 2026, ces groupes d’autodéfense auraient toutefois réussi à s’emparer de positions militaires stratégiques à Karere et Kadahangwa, après en avoir délogé les combattants du M23. Ces avancées, bien que limitées, témoignent de l’intensité des affrontements en cours dans cette zone.
Dans ce contexte marqué par une circulation rapide de rumeurs, la prudence reste de mise quant à la fiabilité des informations. Les dynamiques sur le terrain évoluent rapidement, rendant difficile toute lecture définitive de la situation sans recoupement auprès de sources crédibles.
Au-delà des mouvements militaires, cette nouvelle séquence de violences rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée pour protéger les populations civiles, premières victimes de ces affrontements, et relancer les efforts diplomatiques en faveur d’une stabilité durable dans la région des Grands Lacs.
Par la rédaction

