L’AFC/M23 enregistre un nouveau revers sur le terrain politico-militaire dans l’Est de la RDC. Après leur retrait de la ville d’Uvira en janvier 2026, les rebelles et leurs alliés ont désormais quitté totalement la cité de Sange ainsi que les hauteurs stratégiques qui dominaient cette zone du Sud-Kivu.
Selon plusieurs sources locales concordantes, la dernière ligne avancée du mouvement rebelle serait actuellement située à Katogota. Ce repli intervient dans un contexte de fortes pressions diplomatiques exercées par les États-Unis sur Kigali et sur l’AFC/M23, particulièrement après la progression des rebelles vers Uvira à la veille de la signature de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda.
D’après les informations relayées par Tazama RDC, Washington aurait exigé un retrait progressif des positions conquises jusqu’à Kamanyola, afin de réduire les tensions régionales et d’éviter une nouvelle escalade militaire dans le Sud-Kivu.
Le départ des rebelles de Sange constitue un coup dur pour l’AFC/M23 et ses alliés de Twirwaneho, accusés par plusieurs observateurs et acteurs locaux d’utiliser les populations banyamulenge de Minembwe comme boucliers humains et comme levier de mobilisation dans le conflit.
Sur le terrain, cette évolution reste néanmoins suivie avec prudence par les habitants, dans une région où les mouvements de troupes et les repositionnements militaires continuent d’alimenter l’incertitude sécuritaire et les craintes de nouveaux affrontements.
Par la rédaction

