La MONUSCO a réaffirmé, ce samedi 25 avril 2026, que la neutralisation des FDLR demeure une priorité centrale dans les efforts de stabilisation de l’est de la République démocratique du Congo. Cette position a été exprimée par James Swan, nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la mission onusienne.
En déplacement au site de transit de Mubambiro, dans la province du Nord-Kivu, où sont accueillis des combattants FDLR ayant déposé les armes ainsi que leurs dépendants, le chef de la mission a insisté sur le caractère stratégique de ce dossier. « La question des FDLR demeure une priorité pour la MONUSCO et pour la communauté internationale. Elle est clairement inscrite dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. On ne peut en aucun cas en minimiser l’importance », a-t-il déclaré.
Pour la mission onusienne, la présence persistante des FDLR et de leurs réseaux constitue l’un des principaux facteurs d’instabilité dans la région. Leur activité continue d’alimenter les violences armées, d’exacerber les tensions communautaires et de mettre en danger des populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit.
À travers cette déclaration, la MONUSCO réaffirme son engagement à appuyer les initiatives de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des ex-combattants. L’accueil d’éléments rendus à Mubambiro s’inscrit dans cette dynamique visant à encourager les sorties volontaires des groupes armés.
Les Nations unies plaident par ailleurs pour une approche globale et coordonnée, impliquant les autorités congolaises, les pays de la région ainsi que les partenaires internationaux. Cette stratégie combine des opérations militaires ciblées, des efforts diplomatiques et des initiatives de cohésion sociale.
Malgré ces engagements, les défis restent considérables sur le terrain. La multiplicité des groupes armés et la complexité des dynamiques locales continuent de freiner les avancées vers une paix durable. La déclaration de James Swan apparaît ainsi comme un rappel ferme : sans résolution de la question des FDLR, la stabilisation de l’est de la RDC restera fragile.
Par Kanoba Obadias

