À Genève, la République démocratique du Congo a consolidé son engagement en faveur des populations déplacées. En mission officielle, la ministre d’État en charge des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Ève Bazaiba Masudi, a tenu une séance de travail avec les responsables du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, conduite par Raouf Mazou.
Les échanges ont porté sur la situation des réfugiés congolais à travers le monde, avec un accent particulier sur le continent africain. La ministre a présenté un retour de terrain issu de ses missions récentes dans les camps de réfugiés au Burundi et en Tanzanie, mettant en lumière les défis persistants auxquels font face les populations déplacées.
Au cœur des discussions, la nécessité d’une approche durable s’est imposée. Ève Bazaiba Masudi a plaidé pour des stratégies intégrant le relèvement et la réintégration socio-économique, afin d’offrir aux réfugiés des perspectives concrètes de retour à une vie stable et digne, au-delà de l’assistance d’urgence.

Les deux parties ont également exploré des pistes de coopération renforcée, notamment sur les plans logistique et opérationnel. L’ouverture et l’opérationnalisation d’infrastructures aéroportuaires stratégiques ont été évoquées comme un levier essentiel pour accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire et améliorer la réactivité face aux crises.
Cette rencontre traduit une convergence de vues entre la RDC et le HCR : privilégier des solutions durables, centrées sur la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux. Elle s’inscrit dans un contexte où les déplacements forcés continuent de peser sur la stabilité régionale et le développement.
Au-delà des engagements, le défi reste celui de la mise en œuvre. La transformation de ces orientations en actions concrètes sera déterminante pour améliorer durablement les conditions de vie des réfugiés congolais et renforcer la résilience des communautés affectées.
Par Didier Mbongomingi

