Une opération nocturne sur le fleuve Congo a conduit, dans la nuit du samedi 21 mars, à l’interpellation de Papy Mantezolo, ancien président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central. Selon des sources concordantes, l’homme politique a été intercepté aux environs de 23 heures alors qu’il tentait de traverser clandestinement vers Brazzaville, avant d’être débarqué d’une pirogue par les services de sécurité.
D’après les autorités judiciaires, Papy Mantezolo était en possession d’un passeport muni d’un visa valide pour la Chine. Il n’était pas seul au moment de son interpellation, deux de ses frères l’accompagnant dans ce déplacement présenté comme une tentative de fuite.
Cette arrestation intervient alors que l’ancien responsable politique était activement recherché par la justice de la République démocratique du Congo. Il n’avait pas répondu aux convocations du Parquet général près la Cour de cassation de la République démocratique du Congo, notamment celles des 4, 11 et 18 mars, dans un dossier lié à des accusations de détournement de deniers publics.
Quelques jours auparavant, le premier avocat général près la Cour de cassation avait clairement prévenu qu’en cas de refus de se présenter volontairement, des mesures contraignantes seraient appliquées conformément à la loi. L’interpellation de Papy Mantezolo apparaît ainsi comme l’exécution de cette mise en garde, marquant un tournant dans cette affaire sensible.
Au-delà du cas individuel, cet épisode relance le débat sur la reddition des comptes et la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. Il met en lumière les attentes d’une opinion publique de plus en plus exigeante quant à l’application de la loi, tout en posant la question de l’efficacité et de l’impartialité des procédures judiciaires dans la gestion des affaires impliquant des personnalités publiques.
Par la rédaction

