Bruxelles – Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a présenté, devant des investisseurs, chefs d’entreprise et membres de la diaspora congolaise réunis dans la capitale belge, la nouvelle vision économique de la République démocratique du Congo. Conduite par Blaise Mastaki Biringa, directeur des études du FPI, la mission a défendu les opportunités d’investissement offertes par le pays et le nouveau modèle d’accompagnement financier développé par l’institution.
Dans son intervention, le représentant du FPI a soutenu que la RDC est engagée dans une transformation profonde de son modèle économique sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi. L’objectif affiché est de passer d’une économie largement tournée vers l’exportation de matières premières à une économie de transformation industrielle créatrice de valeur ajoutée, d’emplois et de croissance durable.

Pour convaincre les investisseurs, le FPI a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques favorables, notamment une croissance économique supérieure à 5 % ces dernières années, une inflation en recul, des réserves de change en nette progression, une discipline budgétaire renforcée et des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Selon les responsables de l’institution, ces évolutions, saluées par les partenaires financiers internationaux, offrent désormais un cadre plus attractif aux investisseurs.
L’accent a également été mis sur les importants investissements réalisés dans les infrastructures. Le FPI a notamment évoqué l’extension du réseau routier national, le développement du corridor stratégique de Lobito reliant les provinces minières de la RDC au port angolais, ainsi que les projets énergétiques destinés à lever l’un des principaux freins à l’industrialisation. À titre d’exemple, l’institution a annoncé avoir mobilisé, autour de la centrale hydroélectrique de Mbombo, 30 millions de dollars de financement propre, auxquels se sont ajoutés 110 millions de dollars apportés par des partenaires sud-africains, illustrant sa capacité à attirer des cofinancements internationaux.

Au-delà de la promotion des opportunités économiques, le FPI a présenté une évolution de son modèle d’intervention. Désormais, l’établissement entend se positionner comme une véritable institution de financement du développement, privilégiant les mécanismes de cofinancement, le partage des risques, l’effet de levier financier et l’accompagnement technique des porteurs de projets. « Le temps où chaque investisseur devait porter seul tous les risques appartient désormais au passé », a souligné le représentant de l’institution.
Présent à la rencontre, l’ambassadeur de la RDC auprès du Royaume de Belgique et de l’Union européenne, par l’intermédiaire d’un représentant, a insisté sur le rôle stratégique que peut jouer la diaspora congolaise dans le financement du développement national. Il a relevé que les transferts financiers des Congolais de l’étranger constituent un potentiel considérable, mais encore insuffisamment orienté vers des investissements productifs. Le diplomate a présenté le FPI comme un outil capable de transformer cette épargne en projets industriels créateurs de richesse, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

À travers cette mission économique au Benelux, le Fonds de Promotion de l’Industrie entend ainsi renforcer les liens entre les investisseurs internationaux, la diaspora et les acteurs économiques congolais, dans l’ambition de faire de l’industrialisation l’un des principaux moteurs du développement de la République démocratique du Congo.
Par Thierry Bwongo

