Kinshasa, 12 juin 2026 – Quelques heures après les accusations de l’opposition faisant état de deux morts, de plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels lors du sit-in organisé aux abords du Palais du Peuple, le gouvernement provincial de Kinshasa a livré sa propre version des événements, contestant catégoriquement le bilan avancé par les organisateurs.
Selon les autorités provinciales, aucun décès n’a été enregistré au cours des incidents survenus ce vendredi dans la capitale. Le bilan officiel communiqué par l’exécutif provincial fait état de 20 blessés légers, dont 15 policiers et 5 manifestants. Les autorités signalent également l’incendie d’environ cinq véhicules au cours des affrontements.
Le gouvernement provincial affirme que les troubles auraient été provoqués par des individus armés d’armes blanches qui auraient tenté de forcer les dispositifs sécuritaires déployés autour du site de la manifestation. Selon cette version, les forces de l’ordre seraient intervenues pour empêcher toute violation des périmètres de sécurité établis.

Cette communication intervient alors que plusieurs figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu, avaient dénoncé plus tôt une répression violente du rassemblement et évoqué un bilan humain plus lourd. Ces déclarations ont rapidement alimenté la polémique sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.
Face à ces versions contradictoires, les circonstances exactes des incidents demeurent à clarifier. Aucune source indépendante n’a, pour l’heure, confirmé de manière définitive les bilans avancés par les différentes parties.
Tout en réaffirmant son attachement au respect des libertés publiques, le gouvernement provincial souligne que le droit de manifester doit s’exercer dans le respect de l’ordre public et de la sécurité des personnes. L’exécutif annonce par ailleurs se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin que les responsabilités soient établies concernant les violences enregistrées.
Par la rédaction

