La Coupe du Monde 2026 ne se distingue pas seulement par ses surprises sportives. Plusieurs nouvelles règles arbitrales introduites par la FIFA suscitent déjà de nombreux débats, tandis que l’Algérie et l’Iran ont officiellement annoncé leur intention de saisir la FIFA pour contester certaines situations liées à leurs matchs.

Parmi les principales innovations réglementaires, la FIFA entend lutter contre les pertes de temps et les comportements antisportifs. Désormais, un joueur qui couvre volontairement sa bouche lors d’une confrontation avec un arbitre ou un adversaire peut être sanctionné d’un carton rouge. De même, quitter volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale peut entraîner une exclusion immédiate. Les entraîneurs ou dirigeants qui encourageraient une telle action s’exposent également à un carton rouge.


Autre nouveauté remarquée : les gardiens disposent d’un délai maximal de cinq secondes pour effectuer un dégagement aux six mètres. En cas de retard volontaire, l’équipe adverse obtient un corner. Cette même règle s’applique aux remises en touche. Concernant les remplacements, un joueur remplacé doit quitter le terrain en moins de dix secondes sous peine de pénaliser son équipe. Les joueurs nécessitant des soins médicaux doivent désormais sortir immédiatement du terrain et attendre au minimum une minute avant de pouvoir revenir.
La FIFA a également élargi le champ d’intervention de l’assistance vidéo (VAR), qui peut désormais examiner certaines erreurs liées à un deuxième carton jaune, à une confusion d’identité, à l’attribution d’un corner ou à une faute offensive ayant précédé une action décisive.

Sur le terrain des contestations, la fédération algérienne a annoncé le dépôt d’une plainte après la défaite de l’Algérie face à l’Argentine (0-3). Les responsables algériens dénoncent notamment un tacle de Lionel Messi sur Mandi ainsi qu’un coup de coude présumé de Alexis Mac Allister sur Maza, estimant que ces actions auraient dû être davantage sanctionnées.

De son côté, l’Iran accuse les restrictions d’entrée sur le territoire américain d’avoir perturbé sa préparation. La fédération iranienne affirme que son équipe, basée au Mexique, n’est autorisée à entrer aux États-Unis que peu avant ses rencontres avant d’être contrainte de repartir immédiatement après. Le sélectionneur Amir Ghalenoei estime que cette situation crée une fatigue supplémentaire et compromet l’équité sportive. Téhéran envisage ainsi de saisir officiellement la FIFA.
Alors que la compétition n’en est encore qu’à ses premiers matchs, ces nouvelles règles et les premières polémiques arbitrales et organisationnelles montrent déjà que ce Mondial 2026 pourrait être aussi animé en dehors du terrain que sur la pelouse.
Par la rédaction

