Kinshasa – Les équipes nationales d’âge de la République démocratique du Congo continuent de porter haut les couleurs du pays sur la scène continentale. Pourtant, derrière les performances sportives, un problème récurrent alimente le malaise : le non-paiement des primes destinées aux joueurs, entraîneurs et membres des différents staffs techniques.
Selon plusieurs témoignages rapportés par le journaliste Zephyr Kanyinda, cette situation se répéterait depuis plusieurs années, quels que soient les responsables successifs du ministère des Sports. Si les frais de voyage, d’hébergement, de transport et de logistique sont généralement pris en charge avant chaque compétition, les primes prévues pour les délégations ne seraient, dans de nombreux cas, jamais versées.
Plusieurs missions sportives sont citées pour illustrer cette situation. Il s’agit notamment de la participation des Léopards U20 à un tournoi de la COSAFA en Zambie, du Championnat scolaire zonal organisé à Kinshasa, du Championnat scolaire africain d’Accra, du stage des Léopards U20 en Arabie saoudite suivi de leur participation à la CAN en Égypte, ainsi que des campagnes des sélections U15 et U17. Selon ces témoignages, malgré les budgets annoncés et les dépenses logistiques effectivement engagées, les primes des encadreurs et, dans certains cas, des joueurs, demeurent impayées.
L’auteur évoque également des tensions entre certains services administratifs et la FECOFA autour de la gestion de ces fonds. Des soupçons de mauvaise gestion seraient apparus, sans qu’aucune conclusion officielle n’ait été rendue publique. À ce stade, aucune preuve n’a été présentée établissant un détournement des crédits destinés aux primes, et les institutions concernées ne se sont pas exprimées publiquement sur ces allégations.
Pour de nombreux acteurs du football des jeunes, cette situation constitue un frein au développement de la relève congolaise. Ils estiment que les éducateurs, entraîneurs, médecins, dirigeants et accompagnateurs qui consacrent leur temps à la formation des jeunes internationaux méritent une reconnaissance effective, notamment à travers le paiement des primes prévues.
Face à ces interrogations, une demande de clarification est formulée à l’endroit des autorités compétentes. Les acteurs du football souhaitent connaître les raisons de ces retards récurrents et savoir si les crédits alloués aux primes sont effectivement disponibles, bloqués dans les procédures administratives ou affectés à d’autres dépenses. Jusqu’à présent, ni le ministère des Sports ni la FECOFA n’ont officiellement réagi à ces accusations.
Par la rédaction

