KINSHASA — La rentrée scolaire 2026-2027 aura bien lieu ce mardi 1er septembre sur l’ensemble du territoire national, partout où les conditions le permettent. Dans son message adressé ce 31 août aux élèves, enseignants et parents, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, réaffirme la volonté du gouvernement d’assurer une reprise effective des enseignements malgré un contexte marqué notamment par l’insécurité et les contraintes sanitaires. « Leur droit à l’éducation doit rester pleinement garanti », insiste-t-elle à propos des enfants et enseignants confrontés aux conflits.
Cette rentrée est également placée sous le signe de la poursuite des réformes destinées à améliorer la qualité des apprentissages. Le MINEDU-NC annonce notamment le lancement de 78 cantines scolaires pilotes, soit trois par province, ainsi que des Clubs de veille citoyenne. Ces derniers doivent contribuer à promouvoir le civisme, le patriotisme, le respect du bien commun et la responsabilité citoyenne au sein de l’école. Aux élèves, Raïssa Malu demande assiduité, discipline et persévérance, rappelant que l’école doit leur permettre non seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi « d’apprendre, de comprendre, de raisonner et de créer ».

La ministre d’État réaffirme parallèlement le maintien de la gratuité de l’enseignement primaire public, qu’elle qualifie d’« engagement fondamental de l’État ». Les responsables scolaires sont appelés au strict respect des dispositions en vigueur afin qu’aucune pratique irrégulière ne puisse empêcher un enfant d’accéder à l’école. Les parents sont, eux, invités à envoyer leurs enfants en classe dès le premier jour et à accompagner leur travail tout au long de l’année scolaire. Le ministère mène parallèlement une campagne numérique invitant les familles à adresser publiquement leurs encouragements aux élèves pour cette nouvelle année.
La question sanitaire constitue toutefois l’un des enjeux particuliers de cette rentrée. Face à Ebola, le MINEDU-NC indique avoir prévu des mesures sanitaires renforcées dans les zones touchées. Son approche repose sur une réponse graduée : maintenir l’enseignement présentiel lorsque les conditions sanitaires le permettent et pouvoir activer un dispositif léger d’enseignement à distance lorsque la situation l’exige. L’objectif affiché est d’éviter qu’une crise sanitaire ne se transforme automatiquement en rupture prolongée des apprentissages. « Aucun enfant ne sera laissé pour compte », assure le ministère dans sa communication consacrée à son plan opérationnel.

Le front social reste également présent à la veille de la reprise, alors que des revendications ont été formulées par des organisations d’enseignants. Dans son message, Raïssa Malu remercie le corps enseignant pour son engagement et assure que le gouvernement poursuivra le travail concernant la régularité de la paie, la retraite et la protection sociale. « Dans le contexte actuel, nous devons avancer avec responsabilité et constance », affirme-t-elle, appelant les enseignants à placer l’élève, la qualité des apprentissages et le respect du service public au centre de leur mission.
Cette rentrée apparaît ainsi comme un test à plusieurs dimensions pour le système éducatif congolais : faire effectivement reprendre les cours, préserver la gratuité, gérer les risques sanitaires, répondre aux contraintes sécuritaires et poursuivre les réformes pédagogiques et sociales. Pour Raïssa Malu, l’école doit également jouer un rôle dépassant les seuls apprentissages : dans une RDC confrontée aux défis de paix et de cohésion, elle doit former des citoyens « fidèles à la République, attachés au bien commun et respectueux des autres ». Ce mardi 1er septembre, des millions d’élèves sont donc attendus sur le chemin de l’école pour une rentrée que le MINEDU-NC veut placer sous le signe de la paix, de la sécurité et de la confiance en l’avenir.
Par la Rédaction

