LUEBO — Une alerte sanitaire est en cours dans la zone de santé de Luebo, dans la province du Kasaï, où 22 cas suspects de Mpox, dont trois décès, ont été signalés. L’information a été rapportée mercredi 2 septembre par le médecin chef de zone, Dr Moïse Lukuna. À ce stade, il s’agit toutefois de cas suspects : la présence du virus doit encore être confirmée par des analyses de laboratoire.
Des prélèvements ont été effectués sur les personnes concernées et transmis à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa. Les résultats permettront de déterminer si les cas recensés sont effectivement liés au Mpox et d’orienter, le cas échéant, les mesures de riposte sanitaire dans la zone de santé.
La notification de trois décès parmi les cas suspects renforce néanmoins la nécessité d’une surveillance épidémiologique étroite. Tant que les analyses de l’INRB ne sont pas disponibles, il serait prématuré d’attribuer formellement ces décès au Mpox. Les autorités sanitaires privilégient donc la vigilance tout en appelant à éviter la panique.
En attendant la confirmation biologique, la population est invitée à respecter les mesures de prévention, notamment en évitant les contacts étroits avec les personnes présentant des éruptions ou lésions cutanées suspectes et en renforçant l’hygiène des mains. Toute personne présentant des symptômes évocateurs est appelée à se rendre rapidement dans une structure sanitaire plutôt que de recourir à l’automédication.
L’enjeu pour les services sanitaires est désormais double : identifier rapidement l’origine des cas signalés et, en cas de confirmation, interrompre les éventuelles chaînes de transmission. Le suivi des contacts et la sensibilisation des communautés pourraient alors devenir déterminants pour limiter une propagation au-delà des foyers déjà identifiés.
À Luebo, tous les regards sont donc tournés vers l’INRB. La confirmation ou l’infirmation des 22 cas suspects permettra d’établir la situation épidémiologique réelle et de calibrer la réponse sanitaire. D’ici là, prudence et transparence restent essentielles afin d’informer la population sans transformer une alerte sanitaire en psychose.
Par la Rédaction

