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	<title>Ebola Archives -</title>
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	<title>Ebola Archives -</title>
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		<title>RDC—EBOLA DÉSORMAIS DANS HUIT PROVINCES : LE NORD-UBANGI CONFIRME LA FAILLE DU SUIVI DES CONTACTS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 17:37:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[LE NORD-UBANGI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE DE L’HONORABLE DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDA J’avais alerté sur les premiers cas positifs signalés dans le Nord-Ubangi</p>
<p>The post <a href="https://tropik1fos.com/rdc/2026/10/18/rdc-ebola-desormais-dans-huit-provinces-le-nord-ubangi-confirme-la-faille-du-suivi-des-contacts/">RDC—EBOLA DÉSORMAIS DANS HUIT PROVINCES : LE NORD-UBANGI CONFIRME LA FAILLE DU SUIVI DES CONTACTS</a> appeared first on <a href="https://tropik1fos.com"></a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>TRIBUNE DE L’HONORABLE DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDA</em></strong></p>



<p>J’avais alerté sur les premiers cas positifs signalés dans le Nord-Ubangi et posé une question qui devait être rapidement tranchée : étions-nous devant une résurgence distincte liée à Ebola Zaïre ou devant une extension géographique de l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo qui frappe déjà la RDC ? Les nouvelles données sanitaires apportent désormais une clarification majeure : <strong>le Nord-Ubangi devient la huitième province touchée par l’épidémie en cours.</strong></p>



<p>Les chiffres donnent la mesure du danger. Au 16 octobre, la RDC comptait <strong>9 415 cas confirmés, 4 536 décès et 66 zones de santé affectées dans huit provinces</strong>. Deux cas viennent d’être confirmés dans la zone de santé de Wapinda, au Nord-Ubangi, dont un décès. Cette province frontalière de la République centrafricaine rejoint ainsi l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé et le Sud-Ubangi sur la carte de l’épidémie. Le virus ne se contente donc plus de produire des foyers : il gagne du territoire.</p>



<p>Les premières informations disponibles suggèrent un possible lien épidémiologique entre les cas de Wapinda et ceux précédemment détectés dans le Sud-Ubangi. Début septembre, un homme tombé malade alors qu’il voyageait sur le fleuve Congo, en provenance de Kisangani, était décédé à Gwaka, dans le territoire de Budjala. Des contacts avaient alors été identifiés. Selon une source proche du dossier citée par RFI, certains auraient ensuite poursuivi leur déplacement à moto vers le Nord-Ubangi. Cette chaîne doit encore être formellement documentée par l’investigation épidémiologique. Mais si elle est confirmée, elle révélera brutalement la faiblesse de notre dispositif de surveillance.</p>



<p><strong>Le virus n’a pas besoin d’un avion pour traverser le pays. Les personnes exposées empruntent nos pirogues, nos bateaux, nos motos et nos routes.</strong> Voilà le visage de l’épidémie en RDC en 2026. Notre immense réseau fluvial et la mobilité permanente entre les provinces peuvent transformer une défaillance locale du suivi des contacts en nouveau foyer à plusieurs centaines de kilomètres. C’est pourquoi le traçage n’est pas une activité administrative secondaire : il constitue l’une des premières lignes de défense contre Ebola.</p>



<p>Africa CDC tire la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois. Son directeur général, le Dr Jean Kaseya, a publiquement identifié le suivi insuffisant des contacts parmi les grandes faiblesses de la riposte. Lorsqu’une majorité des nouveaux malades apparaît en dehors des listes de contacts déjà identifiés, cela signifie que l’épidémie circule plus vite que notre système de surveillance. Nous courons alors derrière le virus au lieu de l’attendre.</p>



<p>Une équipe de riposte a été déployée à Wapinda pour identifier, suivre et isoler les contacts à haut risque. C’est indispensable. Mais nous devons tirer la leçon de ce nouvel épisode : <strong>retrouver les contacts lorsqu’ils sont déjà arrivés dans une nouvelle province, c’est intervenir trop tard.</strong> Le véritable enjeu consiste à savoir où se trouve chaque contact à haut risque pendant toute sa période de surveillance et à empêcher qu’une personne potentiellement infectée puisse parcourir des centaines de kilomètres sans être détectée.</p>



<p>J’appelle donc à sortir des réponses fragmentées. La RDC doit mettre en place un véritable dispositif <strong>« Fleuve Congo sans Ebola »</strong>, avec surveillance sanitaire renforcée dans les principaux ports et points de passage du corridor fluvial, de Kisangani vers l’ouest du pays. Les déplacements des contacts à haut risque doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux, coordonné entre provinces et respectueux des droits des personnes. Les outils numériques et, lorsque cela est approprié et accepté, la géolocalisation peuvent renforcer ce dispositif. Il ne s’agit pas de militariser la santé publique contre les populations, mais d’introduire dans le traçage la discipline, la continuité et la capacité opérationnelle qu’exige une épidémie de cette ampleur.</p>



<p>Il faut également parler clairement aux communautés. <strong>Le virus Bundibugyo ne se transmet pas par une moto ou une pirogue : ce sont les personnes infectées qui transportent involontairement le risque lorsqu’elles se déplacent.</strong> La transmission intervient notamment par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée. Les funérailles deviennent particulièrement dangereuses lorsque les familles manipulent le corps sans protection. En l’absence, à ce jour, de vaccin ou de traitement spécifiquement approuvé contre la maladie à virus Bundibugyo, la détection rapide, l’isolement, la prévention, la protection des soignants et le suivi des contacts restent déterminants.</p>



<p>La RDC est passée à <strong>huit provinces touchées</strong>. Le Nord-Ubangi doit être considéré comme un avertissement, pas comme une statistique supplémentaire. Prédire aujourd’hui que nous atteindrons douze provinces avant Noël serait scientifiquement hasardeux. Affirmer en revanche que d’autres provinces — et potentiellement d’autres pays — restent exposées si les failles du traçage persistent relève du simple constat épidémiologique. L’épidémie a déjà franchi des frontières nationales.</p>



<p><strong>Nous savons donc où se trouve l’une de nos faiblesses. Nous n’avons plus l’excuse de l’ignorance. Chaque contact perdu peut devenir un malade non détecté. Chaque malade non détecté peut devenir un nouveau foyer. Et chaque nouveau foyer peut ouvrir au virus la route d’une nouvelle province.</strong></p>



<p><strong>Honorable Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda</strong><br /><strong>Député national — Ancien ministre de la Santé publique</strong></p>
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		<title>RDC–EBOLA : LES 700 MILLIONS NON RETRACÉS N’ONT JAMAIS ÉTÉ GÉRÉS PAR KINSHASA, KASEYA RECADRE LE DÉBAT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 21:17:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA — Les plus de 700 millions de dollars dont la traçabilité pose aujourd’hui problème dans la riposte</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>KINSHASA — Les plus de 700 millions de dollars dont la traçabilité pose aujourd’hui problème dans la riposte contre Ebola n’ont jamais transité par les caisses du Gouvernement congolais. Face aux interprétations qui commencent à présenter cette affaire comme un nouveau scandale de corruption imputable à la RDC, le directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya, remet les responsabilités à leur place : les 962 millions USD concernés ont été décaissés directement par les bailleurs aux organisations internationales et ONG chargées de mettre en œuvre la riposte. C’est donc auprès de ces partenaires que les comptes doivent d’abord être recherchés.</p>



<p>La précision est fondamentale. Selon Kaseya, 962,66 millions USD provenant des engagements initiaux des donateurs ont effectivement été décaissés. Mais le Gouvernement congolais ne dispose actuellement d’informations financières suffisamment documentées que sur environ 228 millions USD reçus par certains partenaires. Sur cette somme, quelque 127 millions auraient déjà été dépensés et environ 100 millions resteraient encore disponibles auprès des organisations concernées. L’écart à documenter dépasse ainsi 700 millions USD. Africa CDC ne parle cependant pas, à ce stade, de détournement : Kaseya évoque un grave défaut de transparence et de reddition des comptes.</p>



<p>Cette distinction change complètement la lecture du dossier. L’argent recherché n’a pas été versé au Trésor public congolais avant de devenir introuvable. Les bailleurs l’ont directement confié aux structures internationales et ONG intervenant dans la riposte. Reuters confirme que les quelque 962 millions USD ont été décaissés aux organisations chargées des opérations en RDC, et non au Gouvernement. Lors d’un premier exercice de vérification, seule une partie des partenaires s’est présentée pour communiquer ses informations financières. Pour Kinshasa comme pour Africa CDC, le problème est donc désormais de savoir précisément quelle organisation a reçu combien, ce qu’elle a dépensé, pour quelles activités et ce qu’elle détient encore.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-2866"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f-1024x1024.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f-1024x1024.png 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f-300x300.png 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f-150x150.png 150w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f-768x768.png 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/10/file_0000000048a0820eaef092e2bd4e494f.png 1254w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya, </figcaption></figure>



<p>C’est dans ce contexte que certaines réactions étrangères irritent une partie de l’opinion congolaise. Tibor Nagy Jr, ancien sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, a notamment relié la controverse à la corruption qui frappe la RDC et à ses conséquences sur la population. Le problème de cette lecture est moins la dénonciation de la corruption — un mal réel et documenté en RDC — que son application à cette affaire précise sans rappeler immédiatement le circuit de l’argent. Les fonds au centre de la controverse n’ont pas été confiés au Gouvernement congolais. Les présenter comme une nouvelle illustration de la prédation des autorités nationales risque donc de déplacer la responsabilité avant même que l’exercice de traçabilité ne soit terminé.</p>



<p>Cela n’exonère pas pour autant l’État congolais de toute responsabilité. Kinshasa dirige officiellement la riposte et doit être capable de savoir qui intervient sur son territoire, avec quelles ressources et pour quels résultats. Kaseya lui-même reconnaît cette nécessité de renforcer la coordination. Mais responsabilité de coordination ne signifie pas responsabilité dans la gestion de fonds que l’État n’a jamais reçus. C’est précisément pourquoi Africa CDC exige désormais que les partenaires communiquent leurs données financières et annonce vouloir établir, bailleur par bailleur et organisation par organisation, la destination des sommes décaissées.</p>



<p>L’affaire pose ainsi une question rarement abordée avec la même vigueur lorsqu’il s’agit de l’aide internationale : la redevabilité doit-elle s’arrêter aux portes des ONG et des organisations internationales ? Lorsqu’un gouvernement africain reçoit des centaines de millions de dollars, bailleurs, institutions financières et opinions publiques exigent légitimement audits, justificatifs et résultats. La même exigence doit s’appliquer lorsque l’argent public international est confié à des partenaires de mise en œuvre. Dans les deux cas, ce sont des ressources destinées à sauver des vies et leur utilisation doit pouvoir être documentée.</p>



<p>Jean Kaseya promet désormais d’aller jusqu’au bout de cet exercice. C’est indispensable. Il faudra établir précisément la destination des plus de 700 millions USD encore insuffisamment documentés et distinguer ce qui a été dépensé, engagé, conservé ou éventuellement mal utilisé. Mais avant même que cette vérification soit achevée, une vérité est désormais établie : cet argent n’a pas été remis au Gouvernement congolais. Accuser indistinctement la RDC de l’avoir fait disparaître revient donc à demander des comptes au mauvais guichet. Cette fois, la transparence réclamée à Kinshasa doit aussi être exigée de ceux qui ont effectivement reçu les fonds.</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>
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		<title>RDC–EBOLA : OÙ SONT PASSÉS LES 700 MILLIONS DE DOLLARS QUE LES PARTENAIRES N’ARRIVENT PAS À RETRACER ?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 20:25:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA — 962 millions de dollars déclarés comme décaissés par les donateurs internationaux pour combattre Ebola en République</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>KINSHASA — 962 millions de dollars déclarés comme décaissés par les donateurs internationaux pour combattre Ebola en République démocratique du Congo. Un peu plus de 200 millions seulement retracés lors d’un exercice de vérification. Entre les deux, un trou documentaire de plus de 700 millions de dollars sur lequel Africa CDC réclame désormais des comptes. L’alerte lancée à Kinshasa par son directeur général, le Dr Jean Kaseya, place brutalement la question de la transparence financière au cœur d’une riposte censée, avant toute chose, sauver des vies.</p>



<p>Les chiffres avancés sont considérables. Selon Jean Kaseya, les donateurs ont communiqué des informations faisant état de 962 millions USD effectivement décaissés au profit des partenaires chargés de mettre en œuvre la riposte. Mais lorsque l’Institut national de santé publique (INSP) a entrepris de confronter ces déclarations aux informations fournies par les organisations concernées, un peu plus de 200 millions seulement ont pu être retracés. Plus préoccupant encore : moins de 30 % des partenaires invités auraient participé à cet exercice de reddition des comptes.</p>



<p>Et l’affaire ne s’arrête pas là. Sur les quelque 200 millions retracés, près de 100 millions seraient encore détenus par des partenaires et n’auraient pas été utilisés. Pour Kaseya, la question des 700 millions restants doit donc être posée directement aux organisations qui ont reçu les financements. « Les 700 millions que nous recherchons ne sont pas chez le gouvernement, mais chez les partenaires », a-t-il précisé, écartant ainsi explicitement, à ce stade, l’idée que cette différence serait imputable aux caisses de l’État congolais.</p>



<p>Il faut cependant éviter un raccourci : 700 millions non retracés ne signifient pas automatiquement 700 millions détournés. L’exercice de vérification est incomplet et la faible participation des partenaires empêche encore d’établir précisément les montants reçus, dépensés, engagés ou toujours disponibles dans chaque organisation. Mais dans une urgence sanitaire d’une telle ampleur, l’impossibilité de suivre rapidement plusieurs centaines de millions de dollars constitue déjà un problème majeur de gouvernance. Africa CDC veut désormais savoir qui a reçu quoi, combien a été dépensé et pour quelles opérations.</p>



<p>L’interpellation prend une dimension encore plus sensible au regard des sommes mobilisées depuis le début de l’épidémie. Fin septembre, Jean Kaseya annonçait que les engagements internationaux cumulés pour la riposte avaient dépassé 2,9 milliards de dollars, après 700 millions supplémentaires promis en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Il avertissait déjà que les promesses financières ne suffisaient pas : chaque dollar devait pouvoir être suivi depuis l’engagement du donateur jusqu’au service effectivement fourni aux communautés touchées.</p>



<p>La question posée par Kaseya dépasse donc largement une querelle comptable. Comment demander continuellement davantage d’argent à la communauté internationale si les institutions chargées de coordonner la riposte ne peuvent pas déterminer rapidement où se trouvent plusieurs centaines de millions déjà déclarés comme décaissés ? Comment maintenir la confiance des bailleurs lorsque certains partenaires ne se présentent même pas à un exercice destiné à documenter l’utilisation des ressources reçues ? Et surtout, comment expliquer ce manque de visibilité aux familles frappées par Ebola, aux soignants exposés et aux structures sanitaires qui continuent de réclamer des moyens ?</p>



<p>Africa CDC réclame désormais la traçabilité. Les partenaires concernés devront fournir les pièces permettant d’établir le parcours de ces fonds. Car derrière les 700 millions de dollars aujourd’hui non retracés, il ne s’agit pas seulement de comptabilité : il s’agit de lits, d’équipements de protection, de laboratoires, de surveillance épidémiologique, de traitements, de personnel et de vies humaines. Tant que chaque dollar déclaré comme décaissé ne pourra pas être relié à son bénéficiaire et à son utilisation, une question restera entière : où est passé l’argent mobilisé pour combattre Ebola en RDC ?</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>




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		<title>RDC–EBOLA : PEUT-ON ATTRAPER LA MALADIE DEUX FOIS AU COURS D’UNE MÊME ÉPIDÉMIE ?</title>
		<link>https://tropik1fos.com/rdc/2026/10/05/rdc-ebola-peut-on-attraper-la-maladie-deux-fois-au-cours-dune-meme-epidemie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 15:34:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[17e épidémie d’Ebola en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mbungani Jean-Jacques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA — Peut-on guérir d’Ebola et contracter de nouveau la maladie pendant la même épidémie ? Alors que</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>KINSHASA — Peut-on guérir d’Ebola et contracter de nouveau la maladie pendant la même épidémie ? Alors que la RDC affronte sa 17ᵉ épidémie, provoquée cette fois par le virus Bundibugyo, l’ancien ministre de la Santé et député national Jean-Jacques Mbungani remet cette question au centre du débat sanitaire. Avec plus de 8 300 cas confirmés et plus de 4 000 décès recensés début octobre, et plus de 2 000 survivants, la question de l’immunité après guérison prend désormais une importance particulière dans la stratégie de riposte.</p>



<p>Pour Jean-Jacques Mbungani, trois situations doivent d’abord être distinguées : la rechute, la réinfection et la diminution progressive de la réponse immunitaire. Après une guérison, l’organisme développe une réponse immunitaire qui peut persister longtemps. Mais cela ne signifie pas qu’une personne bénéficie d’une immunité absolue et définitive. Quelques fois, le virus peut également persister dans certains compartiments de l’organisme après la disparition des symptômes et provoquer ultérieurement une rechute. Celle-ci ne correspond pas à une nouvelle contamination, mais à la persistance du virus issu de l’infection initiale.</p>



<p>La véritable réinfection soulève une question différente. « Il n’existe pas un seul virus Ebola », rappelle en substance Mbungani.<br />La famille des orthoebolavirus comprend 6 espèces capables de provoquer la maladie chez l’être humain, notamment les virus EbolaZaire, Bundibugyo, Soudan, Reston, Bombati et Taï Forest.<br />Une infection antérieure par l’une d’elles ne permet pas d’affirmer qu’une personne sera totalement protégée contre une autre souche.</p>



<p>Même après une infection avec l’actuelle souche Budibugyo, la science ne permet pas aujourd’hui d’attribuer à chaque survivant un pourcentage précis de protection contre une nouvelle infection d’une autre souche du virus Ebola.</p>



<p>Les réinfections semblent rares, mais un ancien malade présentant de nouveaux symptômes compatibles doit donc être évalué médicalement plutôt que considéré automatiquement comme immunisé.</p>



<p>La question devient encore plus complexe avec la vaccination. Le vaccin ERVEBO, utilisé contre Ebola virus — anciennement appelé virus Ebola Zaïre — n’est pas homologué contre Bundibugyo. Mais une évolution scientifique importante est en cours : des données expérimentales suggèrent une possible protection croisée, suffisamment intéressante pour que l’OMS recommande son évaluation pendant l’épidémie congolaise. ERVEBO est donc administré contre Bundibugyo uniquement dans le cadre de protocoles de recherche, notamment à des personnels de santé et de première ligne. Son efficacité réelle contre Bundibugyo chez l’être humain demeure inconnue et ne peut, à ce stade, être présentée comme acquise.</p>



<p>Mbungani attire également l’attention sur la surveillance génomique. Comme les autres virus à ARN, Bundibugyo évolue au fil des transmissions et de petites variations génétiques peuvent apparaître. Cela ne signifie pas automatiquement qu’une nouvelle souche plus dangereuse est apparue. Le séquençage permet en revanche de comparer les virus prélevés chez différents patients, de rechercher les liens entre foyers et de mieux reconstruire les chaînes de transmission. Le député national plaide ainsi pour un séquençage renforcé des nouveaux foyers et pour un suivi scientifique des survivants afin de mieux comprendre la durée de leur réponse immunitaire, les phénomènes de persistance virale et les éventuels cas de réinfection.</p>



<p>La réponse à la question posée par Jean-Jacques Mbungani est donc plus nuancée qu’un simple oui ou non : guérir d’Ebola produit une réponse immunitaire potentiellement durable, mais ne permet pas de décréter une invulnérabilité absolue. Dans l&rsquo;épidémie actuelle de Bundibugyo, où aucun vaccin spécifiquement homologué contre ce virus n&rsquo;est encore disponible, cette incertitude scientifique renforce l&rsquo;importance du suivi des survivants, du séquençage, de la détection précoce, de l&rsquo;isolement des cas, du suivi des contacts et de la prévention. Pour la RDC, qui compte désormais des milliers de survivants, comprendre l&rsquo;immunité après guérison devient ainsi une composante à part entière de la lutte contre l&rsquo;épidémie.</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>
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		<title>RDC : choléra, Ebola et paludisme, trois menaces sanitaires qui imposent un même impératif d’anticipation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 21:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[choléra]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mbungani Jean-Jacques]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[menaces sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par l’Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani MbandaDéputé national, ancien Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention La situation</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par l’Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda<br />Député national, ancien Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention</p>



<p>La situation sanitaire de notre pays, particulièrement dans l’Est, nous oblige aujourd’hui à dépasser la gestion séparée des épidémies pour adopter une lecture globale des risques. Le choléra poursuit sa progression, l’épidémie d’Ebola exige encore une vigilance maximale et le paludisme demeure une menace permanente susceptible d’être aggravée par les perturbations climatiques. Dans le même temps, El Niño est désormais bien établi et devrait continuer à se renforcer dans les prochains mois. Face à cette convergence de vulnérabilités sanitaires, climatiques et humanitaires, notre maître-mot doit être l’anticipation.</p>



<p>Choléra : agir avant que les pluies n’aggravent la situation</p>



<p>Le choléra constitue déjà une urgence nationale. Sa progression dans plusieurs provinces et une létalité encore supérieure à l’objectif international de moins de 1 % doivent nous interpeller. À l’Est, les communautés riveraines des lacs restent particulièrement vulnérables en raison des difficultés d’accès à l’eau potable, des insuffisances d’assainissement et des mouvements de populations. Les risques d’inondations et de perturbation des infrastructures d’eau et d’assainissement pourraient encore accentuer cette vulnérabilité.</p>



<p>Kalemie doit, à cet égard, être considérée comme une sentinelle. Une hausse importante du niveau des eaux et des inondations pourrait contaminer les sources d&rsquo;approvisionnement, affecter les latrines et provoquer de nouveaux déplacements de populations. Uvira, Baraka et les autres zones riveraines doivent également faire l’objet d’une vigilance renforcée. L’action WASH — eau, assainissement et hygiène — ne doit donc pas attendre l’explosion des cas : chlore, sels de réhydratation orale, kits choléra et autres intrants essentiels doivent être prépositionnés dans les zones à risque.</p>



<p>Mais il serait erroné de considérer le choléra comme un problème exclusivement oriental. Kinshasa, le Kongo Central, le Maï-Ndombe, l’Équateur et les communautés établies le long du fleuve Congo connaissent une autre vulnérabilité, alimentée par l’insalubrité, l’accès insuffisant à l’eau potable, la consommation d’eau de surface et l’intense mobilité fluviale. L’Est nous confronte donc à un risque climatique aigu, tandis que l’Ouest nous rappelle un problème structurel d’assainissement. Les deux fronts doivent être combattus simultanément.</p>



<p>Ebola : ne pas relâcher l’effort dans la dernière ligne droite</p>



<p>Concernant Ebola, certains indicateurs récents sont encourageants, notamment la diminution des cas et des décès observée dans certains foyers. Mais Africa CDC a récemment appelé à un « optimisme prudent » : la situation reste hétérogène, avec notamment des augmentations observées dans certaines zones du Nord-Kivu, et les données disponibles ne permettent pas encore de confirmer que le pic de l’épidémie a été atteint à l’échelle de l’ensemble des foyers.</p>



<p>La phase de ralentissement d’une épidémie est précisément celle pendant laquelle la vigilance ne doit pas faiblir. Un seul cas non détecté ou un contact perdu de vue peut entretenir une chaîne de transmission. Les priorités doivent donc rester la détection précoce, le suivi rigoureux des contacts, l’accès rapide aux soins, la protection et la motivation régulière des personnels de première ligne ainsi que l’implication des communautés. Pour Ebola, l’objectif demeure l’interruption complète de toutes les chaînes de transmission.</p>



<p>Les changements environnementaux et climatiques doivent également être intégrés à notre réflexion sur les maladies émergentes, mais avec prudence scientifique. Les chauves-souris frugivores sont considérées comme des hôtes naturels probables des orthoebolavirus et les perturbations des écosystèmes peuvent modifier les interactions entre la faune sauvage et les populations humaines. Il serait cependant prématuré d&rsquo;établir un lien causal direct entre l&rsquo;actuel épisode El Niño et cette 17e épidémie. Notre politique sanitaire doit précisément investir davantage dans la surveillance intégrée de la santé humaine, animale et environnementale selon l’approche « Une seule santé – One Health ».</p>



<p>Paludisme : anticiper la menace silencieuse</p>



<p>Le troisième risque est moins spectaculaire médiatiquement, mais potentiellement considérable : le paludisme. Les moustiques Anopheles qui transmettent la maladie sont sensibles aux variations de température, de pluviométrie et d’humidité. Les inondations et l’apparition d’eaux stagnantes peuvent créer de nouveaux gîtes larvaires, tandis que les déplacements de populations exposent davantage les familles lorsque celles-ci vivent temporairement sans protection adéquate ou loin des structures de santé.</p>



<p>Voilà pourquoi la préparation aux conséquences sanitaires d’El Niño ne doit pas se limiter au choléra. Les mêmes communautés exposées aux inondations peuvent simultanément devenir vulnérables aux maladies diarrhéiques et au paludisme. Il serait incohérent d&rsquo;apporter du chlore et des sels de réhydratation à une famille sinistrée tout en oubliant la moustiquaire imprégnée, les tests de diagnostic rapide et les médicaments antipaludiques dont auront besoin les structures sanitaires environnantes.</p>



<p>Une seule stratégie : anticiper plutôt que subir</p>



<p>Je propose donc au Gouvernement et à nos partenaires techniques et financiers une réponse intégrée “Climat et Santé”. Pour le choléra : prépositionner les intrants, renforcer les points de chloration et intensifier les interventions WASH dans les zones exposées de l’Est comme de l’Ouest. Pour Ebola : maintenir la surveillance, le suivi des contacts, la motivation des équipes et l’engagement communautaire jusqu’à l’interruption complète de la transmission. Pour le paludisme : prépositionner moustiquaires imprégnées, tests de diagnostic rapide, ACT et artésunate injectable dans les structures des zones exposées aux inondations, tout en renforçant les messages de prévention.</p>



<p>Nous devons désormais apprendre à anticiper plusieurs menaces sanitaires à partir d’un même signal climatique. Nous avons une épidémie de choléra qui nécessite une réponse immédiate ; une épidémie d’Ebola dont les progrès doivent être consolidés sans relâchement ; et un paludisme endémique dont le poids pourrait être aggravé localement par les modifications des pluies, les inondations et les déplacements de populations. Ce ne sont pas trois batailles totalement indépendantes : elles sollicitent les mêmes communautés fragiles, les mêmes structures sanitaires et souvent les mêmes ressources humaines.</p>



<p>Les prochains mois doivent donc être ceux de l’anticipation. Prévenir l’aggravation du choléra avant les grandes inondations, conduire Ebola jusqu’à l’interruption effective des chaînes de transmission et préparer simultanément les structures sanitaires à une éventuelle augmentation du paludisme : voilà le défi. La meilleure riposte n’est pas seulement celle qui soigne lorsqu’une crise éclate ; c’est celle qui utilise les données sanitaires et climatiques pour agir avant qu’elle ne survienne. C’est tout le sens d’une prise en charge holistique et résiliente de la santé de nos populations.</p>



<p>Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda<br />Député national<br />Ancien Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention</p>



<p>@tropik1fos</p>
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		<title>SUD-UBANGI–EBOLA : UN DEUXIÈME CAS SIGNALÉ POSITIF À BULU, MBUNGANI ALERTE SUR LE RISQUE DE TRANSMISSION LOCALE</title>
		<link>https://tropik1fos.com/rdc/2026/09/22/sud-ubangi-ebola-un-deuxieme-cas-signale-positif-a-bulu-mbungani-alerte-sur-le-risque-de-transmission-locale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 19:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Internationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>KINSHASA — L’alerte monte d’un cran dans le Sud-Ubangi. L’Honorable Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda, député national élu de Budjala et ancien ministre de la Santé publique, annonce qu’un deuxième cas de maladie à virus Ebola a été signalé positif dans la Zone de santé de Bulu, dans le territoire de Budjala. Selon les informations sanitaires dont il dit avoir été saisi, le patient serait un contact du premier cas décédé à Gwaka et confirmé positif par l’INRB. Une donnée qui, si le lien épidémiologique est définitivement établi, ferait passer la province d’un premier cas importé à une transmission secondaire survenue localement.</p>



<p>Le premier cas avait déjà placé le Sud-Ubangi sur la carte de l’épidémie. Il s’agissait d’un jeune homme de 23 ans arrivé d’une autre province avant de décéder à Gwaka. L’OMS a depuis officiellement classé Bulu parmi les zones de santé touchées, faisant du Sud-Ubangi la septième province atteinte par l’épidémie de maladie à virus Ebola Bundibugyo en RDC. Le nouveau cas annoncé par le Dr Mbungani change cependant la nature de l’alerte : le patient aurait été exposé au premier malade. « Ebola n’est plus aux portes du Sud-Ubangi, il est entré », prévient l’ancien ministre, qui réclame une recherche immédiate et exhaustive des contacts.</p>



<p>Pour l’élu de Budjala, le danger serait désormais de sous-estimer les chaînes de contamination susceptibles d’échapper au système de surveillance. Il appelle à renforcer la recherche active des cas, le suivi des contacts et la surveillance communautaire sur l’ensemble de l’axe Akula–Gwaka–Zongo. Cette inquiétude intervient alors que l’OMS souligne elle-même que le retard dans la détection des malades augmente les risques de transmission au sein des familles, des communautés et des structures sanitaires. Au 19 septembre, l’organisation faisait état de 7 672 cas confirmés et 3 699 décès en RDC depuis le début de l’épidémie, soit une létalité proche de 48 %.</p>



<p>Mais l’alerte de Jean-Jacques Mbungani porte surtout sur les moyens de la riposte. L’ancien ministre affirme que les équipes de la Division provinciale de la Santé du Sud-Ubangi et celles de la Zone de santé de Bulu ne disposent pas encore des ressources opérationnelles suffisantes pour affronter durablement la menace. Il réclame le financement du plan provincial de riposte, des équipements de protection individuelle, des moyens de déplacement et du carburant, mais également une réponse aux revendications du personnel soignant. « On ne peut pas gagner une guerre contre Ebola avec un personnel en grève », insiste-t-il, appelant à protéger et motiver ceux qui se trouvent en première ligne.</p>



<p>Autre priorité défendue par le député de Budjala : étendre au Sud-Ubangi les dispositifs de surveillance des corridors fluviaux. Province largement structurée autour des voies d’eau et des mouvements de populations, le Sud-Ubangi présente, selon lui, une vulnérabilité particulière. Mbungani plaide ainsi pour son intégration effective dans l’initiative « Fleuve Congo Sans Ebola », avec une surveillance renforcée des ports, la formation des équipages des baleinières et l’installation de capacités de contrôle sanitaire aux principaux points de passage. L’enjeu dépasse Budjala : empêcher le virus d’emprunter les grands axes de mobilité vers le reste du Grand Équateur et Kinshasa.</p>



<p>Face à cette nouvelle alerte, l’ancien ministre appelle enfin les députés, sénateurs et élus provinciaux du Grand Équateur à sortir du seul registre institutionnel pour participer directement à la sensibilisation des communautés. Signaler rapidement un malade, éviter les contacts non protégés avec une personne symptomatique ou un corps et collaborer avec les équipes sanitaires deviennent des maillons essentiels pour casser les chaînes de transmission. Si la confirmation officielle de ce deuxième cas et de son lien avec le premier malade venait à établir une transmission locale à Bulu, le Sud-Ubangi entrerait dans une nouvelle phase de l’épidémie. Pour Mbungani, l’urgence est précisément d’agir avant que cette transmission ne puisse s’installer : financer la riposte, protéger les soignants, surveiller les corridors et rechercher chaque contact.</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>
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		<title>Ebola en RDC : Africa CDC confirme l’alerte sur les décès communautaires, la bataille se joue désormais au plus près des populations</title>
		<link>https://tropik1fos.com/rdc/2026/09/18/ebola-en-rdc-africa-cdc-confirme-lalerte-sur-les-deces-communautaires-la-bataille-se-joue-desormais-au-plus-pres-des-populations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[tropik1fos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 17:18:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Africa CDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TRIBUNE DE L’HON. DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDADéputé national, ancien Ministre de la Santé publique Les dernières conclusions du</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>TRIBUNE DE L’HON. DR JEAN-JACQUES MBUNGANI MBANDA</em><br /><em>Député national, ancien Ministre de la Santé publique</em></p>



<p>Les dernières conclusions du Groupe consultatif d’urgence d’Africa CDC, relayées ce 18 septembre notamment par le journaliste Stanis Bujakera, viennent conforter une préoccupation que j’avais soulevée dans mes précédentes tribunes : la bataille contre Ebola ne se joue plus seulement dans les centres de traitement, mais de plus en plus au sein même de nos communautés. Les décès hebdomadaires seraient passés de 364 à la semaine 33 à 291 à la semaine 36, ce qui constitue un signal encourageant. Mais, dans le même temps, la proportion des décès communautaires serait passée de 51 % fin juin à plus de 69 % à la mi-septembre. Voilà l’indicateur qui doit aujourd’hui retenir toute notre attention.</p>



<p>Cette évolution rejoint l’analyse que j’avais faite de la différence de létalité observée entre l’Ituri et le Nord-Kivu. J’avais souligné qu’une même souche, Bundibugyo, ne pouvait à elle seule expliquer ces écarts et qu’il fallait regarder du côté des facteurs opérationnels : arrivée tardive au centre de traitement, saturation des capacités de prise en charge et insuffisances dans le suivi des contacts. Dans une seconde analyse, j’avais également attiré l’attention sur le nombre important de décès survenant encore à domicile. Les nouvelles données d’Africa CDC renforcent donc la nécessité de concentrer davantage nos efforts sur la détection précoce.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="746" height="1024"  alt="" class="wp-image-2642"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-746x1024.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-746x1024.jpg 746w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-219x300.jpg 219w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-768x1054.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-1119x1536.jpg 1119w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823-1024x1405.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsgv_p5wcaaszxf3885770356321119823.jpg 1310w" sizes="auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Jean Kaseya Directeur Général de l&rsquo;Africa CDC</figcaption></figure>



<p>Lorsque près de sept décès sur dix surviennent dans la communauté, nous devons nous demander pourquoi les malades arrivent encore trop tard dans les structures adaptées. Cela peut traduire des difficultés de détection, des réticences communautaires, des problèmes d’accès aux soins, une information insuffisante ou encore des malades qui restent plusieurs jours à domicile avant de solliciter le système sanitaire. La baisse globale des décès ne doit donc pas masquer cette vulnérabilité persistante.</p>



<p>Le Groupe consultatif d’urgence d’Africa CDC appelle d’ailleurs à la prudence : la transmission n’est pas encore maîtrisée de manière homogène et les données disponibles ne permettent pas encore de considérer que tous les foyers ont franchi leur pic. Le maintien de l’état d’urgence sanitaire continental doit être compris dans ce contexte. Une tendance favorable dans certains foyers constitue une avancée, mais elle ne signifie pas encore que toutes les chaînes de transmission sont interrompues.</p>



<p>Ma première recommandation s’adresse donc aux familles : alertez dès les premiers symptômes suspects, particulièrement lorsqu’il existe un contact à risque ou que l’on se trouve dans une zone touchée. Toutes les fièvres ne sont évidemment pas Ebola. Mais rester plusieurs jours à domicile en pratiquant l’automédication peut retarder dangereusement le diagnostic et la prise en charge. Relais communautaires, infirmiers et équipes de surveillance doivent être saisis rapidement afin que le malade soit évalué et orienté.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="465" height="407"  alt="" class="wp-image-2645"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160.png 465w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1160440710-17897516824107079292042990168160-300x263.png 300w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Jean Kaseya et Hon. Dr. Jean-Jacques Mbungani</figcaption></figure>



<p>Ma deuxième recommandation concerne la riposte : inversons davantage la pyramide. Au lieu d’attendre principalement les malades dans les grands centres de traitement, rapprochons la détection des communautés. Renforçons les équipes mobiles, les relais communautaires et les unités de proximité capables d&rsquo;identifier rapidement les cas suspects et de communiquer dans les langues locales. La bataille doit désormais se gagner dans les villages, les quartiers, les marchés et les familles, avant que le malade n’arrive dans un état critique à l’hôpital.</p>



<p>Ma troisième recommandation s’adresse au Gouvernement et aux responsables de la riposte : renforçons la transparence des données par province et par foyer. Au-delà du chiffre national, la population et les professionnels devraient pouvoir connaître régulièrement le nombre de nouveaux cas, de décès, la proportion des décès communautaires, le nombre de contacts effectivement suivis et l’évolution de la transmission dans chaque province. Une épidémie multifocale doit être analysée foyer par foyer.</p>



<p>Cette transparence ne vise pas à mettre en accusation le Gouvernement ou les équipes de riposte. Au contraire, les efforts considérables consentis par les autorités, nos soignants et nos partenaires doivent être reconnus et soutenus. Mais la meilleure manière de protéger les progrès accomplis consiste précisément à identifier rapidement les endroits où la riposte reste fragile et à y concentrer les ressources. En santé publique, reconnaître une faiblesse n’est pas reconnaître un échec : c’est se donner les moyens de la corriger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="768"  alt="" class="wp-image-2644"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-1024x768.png" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-1024x768.png 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-300x225.png 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900-768x576.png 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/file_00000000e80c820e807910addd969969967386410246254900.png 1448w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hon. Dr Jean-Jacques Mbungani député national ancien ministre de la santé en RDC</figcaption></figure>



<p>Nous devons maintenant gagner la bataille de la proximité et de la confiance. Les lits, les centres de traitement et les moyens médicaux restent indispensables, mais ils ne peuvent produire leur plein effet si les malades arrivent trop tard. Chaque contact retrouvé, chaque famille qui donne l’alerte rapidement, chaque relais communautaire correctement équipé et chaque patient orienté précocement constituent une barrière supplémentaire contre la transmission.</p>



<p>Les données présentées par Africa CDC doivent donc être reçues à la fois comme un encouragement et un avertissement. Oui, certains indicateurs évoluent favorablement. Mais lorsque la proportion des décès communautaires augmente, nous ne pouvons pas relâcher la surveillance. La RDC possède une immense expérience de la lutte contre Ebola : mettons-la au service d’une riposte encore plus proche des populations, plus transparente et plus précoce. La bataille contre Ebola ne sera définitivement gagnée ni dans les statistiques ni dans les déclarations, mais lorsque la dernière chaîne de transmission aura été interrompue jusque dans nos villages et nos quartiers.</p>



<p>Hon. Dr Jean-Jacques MBUNGANI MBANDA<br />Député national<br />Ancien Ministre de la Santé publique</p>



<p>@tropik1fos</p>
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		<title>RDC—Ebola : Jean-Jacques Muyembe à Bunia pour renforcer la riposte au cœur de l’épidémie</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:33:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>BUNIA — La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce en Ituri avec la présence à</p>
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<p>BUNIA — La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce en Ituri avec la présence à Bunia du Professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et figure historique de la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo. Arrivé dans le chef-lieu de l’Ituri depuis vendredi, le virologue congolais y effectue une mission destinée à renforcer la préparation, la coordination et la réponse opérationnelle face à l’évolution de l’épidémie.</p>



<p>Cette présence intervient alors que l’Ituri demeure, selon les données communiquées dans les informations disponibles, l’épicentre de la flambée. Au 7 septembre, 5 406 cas confirmés y étaient rapportés sur un total national de 6 757 cas et 3 267 décès, répartis dans 61 zones de santé de six provinces. Des informations locales faisaient par ailleurs état, samedi, d’une extension à une septième province. Ces chiffres et cette extension géographique renforcent l’enjeu d’une surveillance capable de détecter rapidement les nouveaux foyers et d’interrompre les chaînes de transmission.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="681"  alt="" class="wp-image-2583"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1024x681.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1024x681.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-300x200.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-768x511.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224-1536x1021.jpg 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsap-btxsa0bu568488091466795457224.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>À Bunia, le professeur Muyembe a rencontré les professionnels engagés dans la riposte et visité des installations de prise en charge. Il a surtout rappelé la responsabilité particulière qui incombe aujourd’hui à la RDC, forte de plusieurs décennies d’expérience accumulée depuis l’identification d’Ebola en 1976. « Le Président de la République nous fait confiance. Le monde entier nous regarde. Nous avons affirmé que la RDC dispose d’une grande expérience face à Ebola ; nous devons aujourd’hui le démontrer sur le terrain », a-t-il déclaré.</p>



<p>La mission comporte également un important volet de coordination internationale. Jean-Jacques Muyembe s’est entretenu avec les équipes intervenant dans les différents piliers de la réponse, notamment celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), conduites par la nouvelle Incident Manager, Dr Catherine Smallwood. Les discussions ont porté sur les priorités opérationnelles, la coordination entre acteurs et le renforcement des capacités permettant d’améliorer la détection des cas, leur prise en charge, la prévention et le contrôle des infections ainsi que la surveillance épidémiologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="994"  alt="" class="wp-image-2582"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-1024x994.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-1024x994.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-300x291.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860-768x746.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hsdi2saa4aakyrp9053718191389359860.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le dr Muyembe et&nbsp; Dr Catherine Smallwood la nouvelle Incident Managerde l&rsquo;OMS</figcaption></figure>



<p>Un autre enjeu majeur se joue désormais sur le terrain de la recherche clinique. Selon les éléments communiqués, l’essai PARTNERS, soutenu par l’OMS, évalue des traitements potentiels, tandis que des recherches vaccinales portent sur des candidats spécifiquement dirigés contre le virus Bundibugyo. La possibilité d’une protection croisée offerte par Ervebo, vaccin déjà homologué contre une autre espèce d’Ebolavirus, est également étudiée. L’OMS indique que des signaux de protection croisée ont été observés chez l’animal, mais que les données disponibles ne permettent pas encore d’établir son efficacité contre Bundibugyo chez l’être humain ; son utilisation dans ce contexte doit donc rester encadrée par des protocoles de recherche.</p>



<p>La présence de Muyembe à Bunia prend ainsi une dimension qui dépasse la seule supervision d’une mission sanitaire. Elle traduit la volonté de transformer l’expérience congolaise des précédentes épidémies en capacité opérationnelle immédiate. Surveillance communautaire, diagnostic rapide, isolement, prise en charge, suivi des contacts, contrôle des infections et recherche doivent fonctionner comme les différentes composantes d’une même chaîne. Une faiblesse dans l’un de ces maillons peut compromettre les progrès enregistrés dans les autres.</p>



<figure class="wp-block-image"><img width="1024" height="682"  alt="" class="wp-image-2584"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1024x682.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1024x682.jpg 1024w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-300x200.jpg 300w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-768x512.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600-1536x1023.jpg 1536w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/hscp0nxxmauvsoi8464023915127136600.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cette mission intervient aussi au moment où le Gouvernement affirme que l’épidémie est globalement sous contrôle et que son pic a été franchi. Le Conseil des ministres du 11 septembre a néanmoins lui-même appelé au maintien d’une surveillance prioritaire dans plusieurs zones confrontées à de récentes flambées et confirmé l’apparition d’un cas au Sud-Ubangi. La présence sur le terrain de l’un des principaux spécialistes congolais d’Ebola illustre donc la nécessité de ne pas confondre tendance nationale à la baisse et fin du risque épidémique.</p>



<p>À Bunia, Jean-Jacques Muyembe porte finalement un défi autant scientifique qu’institutionnel : démontrer que les décennies d’expérience acquises par la RDC peuvent désormais se traduire par une riposte plus rapide, mieux coordonnée et fondée sur les données. Face à une épidémie qui continue d’exiger une vigilance maximale, la question n’est plus seulement de savoir si le pic a été dépassé, mais si chaque chaîne de transmission peut être identifiée et interrompue avant qu’elle n’ouvre un nouveau foyer.</p>



<p>Par la Rédaction</p>
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		<title>RDC—Ebola : le pic dépassé, mais les alertes s’étendent — l’épidémie est-elle réellement sous contrôle ?</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 20:22:54 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que les autorités sanitaires congolaises annoncent que le pic de l’épidémie d’Ebola est dépassé et mettent en avant une courbe nationale descendante, la progression géographique de la maladie et de nouvelles alertes venues des provinces brouillent ce tableau rassurant. Après le cas confirmé au Sud-Ubangi, des situations suspectes sont rapportées au Nord-Ubangi et dans la Mongala, tandis que des signaux sont également évoqués au Maniema et dans d’autres zones. Ce contraste entre le discours national et les informations remontant du terrain pose désormais une question centrale : que signifie réellement « contrôler » une épidémie lorsque sa géographie continue d’évoluer ?</p>



<p>Au Nord-Ubangi, l’alerte émane de responsables politiques de premier plan. Selon un message transmis à l’ancien ministre de la Santé Jean-Jacques Mbungani par le député national Dongo Yemo Mobutu, élu de Gbadolite et président du caucus des députés nationaux de la province, le gouverneur aurait placé en quarantaine 53 passagers d’une embarcation empruntée par le malade décédé à Gwaka, dans le Sud-Ubangi. Deux passagers se seraient cependant soustraits au dispositif avant de rejoindre Gbadolite à moto. Retrouvés après des recherches, ils présenteraient des symptômes et auraient été pris en charge, tandis que leurs familles et les personnes avec lesquelles ils ont été en contact auraient été identifiées. L’alerte a été transmise au professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’INRB. Ces personnes demeurent, à ce stade, des cas suspects en attente d’une confirmation biologique.</p>



<p>L’opinion publique observe par ailleurs avec inquiétude l’apparition de signaux dans plusieurs provinces au-delà du foyer initial. Des alertes ont notamment été rapportées au Sud-Ubangi, au Nord-Ubangi, au Maniema et dans d’autres zones. Dans la Mongala, l’information faisant état d’un cas suspect a été portée à notre connaissance par l’Honorable Célestin Matili, élu de cette province, qui constitue à ce stade la source de ce signalement. Selon les éléments communiqués, un homme de 49 ans résidant au village Boso Mwanga est décédé à l’Hôpital général de référence de Boso Modanda après avoir présenté un tableau clinique ayant conduit les services sanitaires à suspecter la maladie à virus Ebola. Le cas aurait été notifié et investigué et un prélèvement effectué dans l’attente de son acheminement vers Lisala pour analyse. Cette extension géographique apparente appelle donc à renforcer la surveillance et la vérification épidémiologique plutôt qu’à considérer le seul franchissement d’un pic comme la preuve que l’épidémie est déjà sous contrôle.</p>



<p>Car, du point de vue de la santé publique, le contrôle d’une épidémie ne se réduit pas au franchissement de son pic. Il s’apprécie à travers plusieurs indicateurs combinés : une surveillance améliorée et exhaustive, l’identification et l’interruption des chaînes de transmission, la protection des populations susceptibles d’être exposées, la maîtrise de la létalité et une communication permettant aux communautés de comprendre les risques et de s’approprier la riposte. En épidémiologie de terrain, la surveillance analyse notamment la maladie selon le temps, le lieu et les personnes. Une diminution de la courbe nationale peut donc constituer un signal encourageant sans signifier que toutes les chaînes de transmission sont interrompues ou que l’expansion géographique est maîtrisée. La courbe peut descendre pendant que la carte, elle, continue de s’élargir.</p>



<p>À cette difficulté épidémiologique s’ajoute celle de la chaîne institutionnelle. Selon le député Dongo Yemo Mobutu, le personnel médical du Nord-Ubangi manquerait d’équipements de protection individuelle et de produits médicaux, tandis que la province éprouverait des difficultés à assurer la prise en charge des personnes mises en quarantaine. Plus interpellant, le parlementaire affirme avoir tenté sans succès de joindre directement le ministre national de la Santé avant de transmettre l’alerte à un membre de son cabinet et de saisir parallèlement le professeur Muyembe. Lorsqu’une alerte potentiellement liée à Ebola, portée par un gouverneur et un député national, semble rencontrer de telles difficultés pour atteindre rapidement les responsables centraux, la question dépasse la simple communication. L’exercice de la santé publique exige éthique, déontologie, bonnes pratiques, transparence, réactivité et expertise avérée en épidémiologie et en surveillance, particulièrement face à une maladie à forte létalité capable de franchir rapidement les frontières administratives.</p>



<p>Les résultats des investigations et prélèvements en cours seront donc déterminants. S’ils écartent Ebola, ils permettront de circonscrire ces alertes. S’ils confirmaient de nouvelles contaminations, il faudrait alors reconstituer minutieusement les déplacements, les chaînes de contacts, les délais de notification et surtout la chronologie des informations détenues par chaque niveau de responsabilité. Car la question n’est finalement plus seulement de savoir si la RDC a franchi statistiquement le pic de son épidémie, mais si les chaînes de transmission sont effectivement interrompues, si l’espace de propagation est maîtrisé et si chaque personne exposée est suffisamment rapidement identifiée et protégée. Et derrière cette interrogation scientifique en demeure une autre, beaucoup plus sensible : face aux alertes qui remontent de nouvelles provinces, sommes-nous devant les limites d’un dispositif de riposte qui peine à suivre l’épidémie, ou certaines informations sur son évolution réelle tardent-elles à être portées à la connaissance de la population ?</p>



<p>Par Thierry Bwongo</p>




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		<title>RDC—Alerte Ebola au Sud-Ubangi : Jean-Jacques Mbungani annonce un premier cas positif à Gwaka et appelle à une riposte immédiate</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 18:00:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>BUDJALA — L’alerte sanitaire déclenchée il y a quelques jours dans le territoire de Budjala prend une nouvelle</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>BUDJALA — L’alerte sanitaire déclenchée il y a quelques jours dans le territoire de Budjala prend une nouvelle dimension. Dans un communiqué publié ce 10 septembre 2026, l’honorable Dr Jean-Jacques Mbungani, député national élu de Budjala, médecin et ancien ministre de la Santé, annonce que les analyses complémentaires effectuées sur les prélèvements d’un jeune homme décédé dans la Zone de santé de Bulu se sont révélées positives au virus Ebola de type Bundibugyo (BDBV).</p>



<p>Le cas avait déjà placé les services sanitaires en état d’alerte. Le SPOTREP n°01 du 8 septembre de la Division provinciale de la Santé du Sud-Ubangi, joint au communiqué, documente un homme de 23 ans arrivé dans l’aire de santé de Gwaka Mission, après être parti de Kamanyola, au Sud-Kivu, et avoir effectué un long déplacement interprovincial. À cette date, le document officiel le classait encore comme « cas suspect de Maladie à Virus Ebola avec décès » et confirmait que les prélèvements avaient été réalisés puis acheminés au laboratoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="447" height="561"  alt="" class="wp-image-2519"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1251495712-17890624725963233048322741883854.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1251495712-17890624725963233048322741883854.jpg 447w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/09/image_editor_output_image-1251495712-17890624725963233048322741883854-239x300.jpg 239w" sizes="auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p>L’itinéraire du patient constitue l’un des principaux sujets de préoccupation. Selon le rapport sanitaire, son déplacement sur environ trois semaines l’aurait conduit de Kamanyola vers le Rwanda, l’Ouganda, Aru, Bunia, Kisangani, Bumba, Lisala puis Akula, avant son arrivée à Gwaka. Le jeune homme présentait notamment une fièvre à 38 °C, des vomissements sanguins, des selles sanguinolentes, une forte asthénie, une dyspnée et des douleurs abdominales. Son état s’étant aggravé à Akula, il avait été référé vers le centre médical de Miluna à Gwaka, où il est finalement décédé.</p>



<p>C’est précisément la mobilité du patient et la multiplicité des contacts potentiels qui rendent la situation particulièrement sensible. Avant même la confirmation annoncée par Jean-Jacques Mbungani, la Division provinciale de la Santé avait classé le niveau global de risque comme « élevé », en raison notamment de l’importance des déplacements fluviaux et des expositions multiples. Elle signalait également des capacités locales limitées en prévention et contrôle des infections, un risque élevé d’exposition du personnel soignant et un besoin urgent d’appui logistique et technique.</p>



<p>La priorité devient désormais la recherche exhaustive des personnes susceptibles d’avoir été exposées. Le SPOTREP indique que les investigations portent sur la famille du patient, les passagers et membres d’équipage de la baleinière, le personnel soignant, les personnes ayant manipulé le corps ainsi que toute personne ayant eu un contact physique direct avec le malade ou ses fluides biologiques. Le document recommande un suivi quotidien des contacts pendant 21 jours, une recherche active des cas à Akula et Gwaka Mission et un renforcement de la surveillance aux principaux points d’entrée fluviaux du Sud-Ubangi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="888" height="1024"  alt="" class="wp-image-2426"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/fb_img_17881232596532508158299080962276-888x1024.jpg" srcset="https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/fb_img_17881232596532508158299080962276-888x1024.jpg 888w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/fb_img_17881232596532508158299080962276-260x300.jpg 260w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/fb_img_17881232596532508158299080962276-768x886.jpg 768w, https://tropik1fos.com/wp-content/uploads/2026/08/fb_img_17881232596532508158299080962276.jpg 943w" sizes="auto, (max-width: 888px) 100vw, 888px" /><figcaption class="wp-element-caption">Honorable Dr Jean-Jacques Mbungani</figcaption></figure>



<p>Face à cette évolution, Jean-Jacques Mbungani appelle à « pas de panique, pas de rumeur, pas de stigmatisation, mais une vigilance maximale ». L’ancien ministre de la Santé demande aux populations de Gwaka-Miluna, Kuma-Mongala, Budjala et de l’ensemble du Sud-Ubangi d’éviter tout contact avec le sang ou les autres fluides biologiques d’une personne malade, de ne pas manipuler sans protection le corps d’une personne décédée dans des circonstances suspectes et de signaler immédiatement tout symptôme inquiétant. Il insiste également sur la responsabilité des chefs coutumiers, confessions religieuses, professionnels de santé, médias, associations de jeunes et de femmes dans la diffusion d’informations fiables.</p>



<p>L’urgence est maintenant de passer de l’alerte à une riposte pleinement opérationnelle. Le rapport provincial recommandait déjà le déploiement d’une équipe multidisciplinaire, le prépositionnement d’équipements de protection individuelle et de kits de prélèvement, le renforcement du contrôle à Akula et la mobilisation éventuelle des partenaires techniques et financiers. La confirmation biologique annoncée ce 10 septembre par le député Mbungani nécessite désormais une communication officielle rapide des autorités sanitaires nationales, l’étendue des contacts identifiés et les mesures de riposte engagées. Pour le Sud-Ubangi, chaque heure compte désormais pour empêcher qu’un cas importé ne donne naissance à une transmission locale.</p>



<p>Par la rédaction</p>




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