À Guadalajara, l’heure n’est plus aux calculs mais à la conquête. À la veille du barrage intercontinental décisif face à la Jamaïque, le sélectionneur Sébastien Desabre a livré un message de calme et de détermination, fidèle à la montée en puissance des Léopards dans cette campagne. Le rendez-vous de ce 31 mars, au stade de Guadalajara, offrira au vainqueur un billet direct pour le Mondial 2026.
Face aux médias, le technicien français a recentré le débat sur l’essentiel : la performance collective. « Ce qui nous importe, c’est de faire le bon match », a-t-il insisté, traduisant la volonté d’un groupe qui travaille depuis près de trois ans avec un seul horizon : ramener la République démocratique du Congo à la Coupe du monde, 52 ans après sa dernière participation en 1974.

Au-delà de l’enjeu sportif, Desabre assume la portée symbolique de cette rencontre. Pour toute une génération de Congolais, ce match représente l’espoir d’un retour au plus haut niveau mondial, mais aussi la démonstration qu’un projet construit sur la discipline, la cohésion et la confiance peut porter ses fruits. La récente victoire de la RDC contre les Bermudes et les performances convaincantes face à des nations comme le Cameroun ou le Nigeria nourrissent cette conviction.
Lucide, le sélectionneur a toutefois reconnu la qualité de la Jamaïque, tombeuse de la Nouvelle-Calédonie et portée par une équipe athlétique, rapide et rompue aux joutes internationales. Les Reggae Boyz arrivent eux aussi avec l’ambition d’un retour au Mondial, leur dernière apparition remontant à 1998.

Mais côté congolais, le discours se veut offensif et assumé : jouer pour gagner, jouer pour l’histoire. Soutenus par la ferveur populaire et l’accompagnement des institutions, les Léopards abordent ce choc avec la conscience qu’ils portent plus qu’un maillot — ils portent l’espérance d’un peuple et l’image d’un football africain capable de s’imposer sur la scène mondiale.
À quelques heures du coup d’envoi, depuis Guadalajara, la RDC avance avec ambition, sérénité et foi en son destin. Une victoire ouvrirait les portes du groupe K du Mondial, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. Plus qu’un match, c’est une page d’histoire que les Léopards s’apprêtent à écrire.
Par Thierry Bwongo

