Au total, 96 civils ont été libérés en moins de 48 heures des mains des rebelles des Forces démocratiques alliées dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Cette libération intervient dans un contexte d’intensification des opérations militaires conjointes visant à neutraliser les groupes armés actifs dans la région.
Selon Rams Malikidogo, défenseur des droits humains dans la zone, ces civils avaient été enlevés lors de l’attaque du 28 mars dernier dans les localités de Bengasoli et Mabuku, situées dans la chefferie des Babila Bakwanza. Parmi les ex-otages, 42 ont été libérés le mercredi 15 avril, tandis que 54 autres ont recouvré la liberté le jeudi 16 avril 2026.
Cette opération est attribuée aux actions conjointes des Forces armées de la République démocratique du Congo et de l’Uganda People’s Defence Force, engagées dans une traque active des combattants ADF dans cette zone forestière particulièrement instable. Elle illustre une montée en puissance de la coopération militaire entre Kinshasa et Kampala dans la lutte contre les groupes armés transfrontaliers.
Malgré cette avancée significative sur le plan humanitaire, la société civile locale appelle à la prudence. Elle exhorte la coalition FARDC-UPDF à poursuivre et intensifier les opérations militaires jusqu’à la neutralisation complète des ADF, responsables de nombreuses exactions contre les populations civiles.
Dans une région marquée par des cycles récurrents de violences, ces libérations constituent un signal d’espoir, mais ne suffisent pas encore à dissiper les inquiétudes des habitants, qui continuent de vivre sous la menace permanente des attaques. La restauration d’une paix durable dans cette partie de l’Est de la RDC demeure ainsi un défi majeur pour les autorités congolaises et leurs partenaires sécuritaires.
Par Kanoba Obadias

