À Kinshasa, le lancement de la Semaine congolaise de la bonne gouvernance a réuni acteurs publics et partenaires techniques autour d’un objectif commun : renforcer la crédibilité économique de la République démocratique du Congo sur les marchés internationaux. L’initiative, portée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, s’est tenue en présence notamment de Justin Kalumba.
Organisé par l’Office Congolais de Contrôle en partenariat avec le British Standards Institution, l’événement vise à aligner les standards congolais sur les normes internationales. L’enjeu est de taille : améliorer la compétitivité du label « Made in Congo » et faciliter son accès à des marchés exigeants comme l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Les travaux s’articulent autour de quatre axes majeurs : la gouvernance, la normalisation, les pratiques réglementaires et la politique qualité africaine. Ces piliers traduisent une volonté d’assainir l’environnement des affaires, d’harmoniser les processus de production et de garantir la conformité des produits congolais aux exigences globales.
Pour Julien Paluku, cette dynamique constitue un levier stratégique : positionner le Congo comme un acteur crédible du commerce international passe par la qualité, la transparence et la rigueur réglementaire. Une vision partagée par Justin Kalumba, qui souligne que l’adoption des standards internationaux est essentielle pour attirer les investissements et sécuriser les échanges.

Au-delà des ambitions affichées, le défi reste celui de la mise en œuvre. La réussite de cette initiative dépendra de la capacité des institutions à appliquer ces normes dans la durée, à lutter contre les pratiques informelles et à accompagner les entreprises locales dans leur mise à niveau.
Cette semaine dédiée à la bonne gouvernance s’inscrit ainsi dans une perspective plus large : celle d’une économie congolaise plus compétitive, mieux intégrée au marché africain et mondial, et tournée vers la valorisation durable de son potentiel productif.
Par Jason Mbo Itoo

