Dans un contexte marqué par la quête de stabilité politique et de paix durable en République démocratique du Congo, le président du Conseil interreligieux congolais (CIC), Dodo Kamba, a porté la voix des confessions religieuses auprès de l’Union africaine. Reçu par la représentante spéciale de l’organisation en RDC, Fatima Kyari, il a présenté le projet de création d’une Commission Vérité et Réconciliation, conçue comme un instrument de dialogue et de pacification nationale.
Selon l’archevêque, cette initiative constitue un préalable essentiel à tout processus de dialogue politique inclusif. « Nous avons été invités à l’Union africaine pour présenter notre projet de mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation », a-t-il déclaré, estimant qu’aucune paix durable ne peut s’enraciner sans un travail de vérité sur les blessures du passé et une volonté collective de réconciliation.

La rencontre avec la représentante de l’organisation continentale a été marquée par une écoute attentive. Dodo Kamba affirme que la démarche des confessions religieuses a reçu un accueil favorable, signe, selon lui, d’un intérêt croissant des institutions africaines pour les initiatives visant à renforcer la cohésion nationale en RDC.
Cette ouverture de l’Union africaine pourrait constituer un signal important pour la classe politique congolaise. Elle souligne l’importance de mécanismes institutionnels capables de dépasser les clivages partisans et de placer la recherche de la vérité, de la justice et de la réconciliation au cœur de la consolidation démocratique.

Pour les responsables du CIC, l’accompagnement des instances africaines donnerait davantage de légitimité à ce processus. L’appui continental pourrait également favoriser la mise en place d’un cadre de dialogue élargi, apte à restaurer la confiance entre les citoyens, les institutions et les différentes forces sociales du pays.
À travers cette démarche, les confessions religieuses entendent ainsi jouer un rôle civique majeur, en contribuant à la construction d’une paix durable et à la promotion d’une culture politique tournée vers la réconciliation et l’intérêt supérieur des populations congolaises et africaines.
Par Thierry Bwongo

