À Kinshasa, les longues files observées ce lundi dans plusieurs stations-service ont suscité des inquiétudes au sein de la population. Cette psychose intervient dans un contexte international tendu, marqué par les risques de perturbation du trafic pétrolier au niveau du détroit d’Ormuz, en lien avec les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Des mouvements similaires de précaution sont d’ailleurs observés dans plusieurs pays, traduisant une inquiétude globale autour de l’approvisionnement en carburant.
Face à cette situation, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a tenu à rassurer l’opinion après une visite dans les installations de SEP Congo, à Gombe.

« Le seul message le plus important à lancer aujourd’hui aux Kinois, c’est un message d’apaisement. Je dis à notre population qu’il n’y a pas de problème de carburant à Kinshasa et à l’intérieur du pays. En ce qui concerne le stock, je peux dire que la couverture est assurée selon les données fournies par la SEP Congo », a-t-elle déclaré.
Même assurance du côté de la SEP Congo. Selon son directeur général, Malick Ndiaye, les stocks en gasoil et en essence sont bien disponibles, confirmant la stabilité de l’approvisionnement et le bon fonctionnement de la chaîne logistique.

ministre d’État en charge des Hydrocarbures,
La ministre a également tenu à clarifier l’origine des files d’attente : « Le problème de files d’attente dans les stations-services ne résulte pas justement d’un manque de carburant. C’est une rumeur, le carburant est disponible. La population doit garder son calme. »
Cet épisode met en lumière la sensibilité du marché des carburants face aux crises internationales. Dans des économies dépendantes des importations comme la RDC, les tensions géopolitiques peuvent rapidement générer des réactions de panique, même en l’absence de pénurie réelle.

Si les autorités assurent que la situation est maîtrisée, cet événement souligne l’importance d’une communication proactive et d’un suivi rigoureux des stocks, afin de préserver la confiance des populations et d’éviter que les inquiétudes globales ne se traduisent par des tensions locales.
Par Marien Nlemvo

