Face à la multiplication des crises humanitaires, des déplacements de populations et des urgences sanitaires qui affectent plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, le Gouvernement congolais et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) ont décidé de renforcer leur coopération. Réunis à Kinshasa ce 29 mai 2026, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Eve Bazaiba Masudi, et le représentant-pays de l’UNFPA, Alain Akpadji, ont signé un accord de partenariat destiné à améliorer la coordination et l’efficacité des interventions humanitaires à travers le pays.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de la future stratégie nationale de gestion des catastrophes portée par le ministère des Affaires sociales. Elle vise à renforcer la protection et l’assistance des populations les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les personnes déplacées ainsi que les survivantes de violences basées sur le genre dans les zones affectées par les conflits et les crises humanitaires.

Pour l’UNFPA, cet accord permettra de mieux aligner son soutien sur les priorités définies par le Gouvernement congolais. Selon Alain Akpadji, la coopération portera notamment sur le renforcement des services de santé sexuelle et reproductive en situation d’urgence, la prévention des violences basées sur le genre ainsi que la lutte contre les exploitations et abus sexuels qui touchent particulièrement les femmes et les jeunes filles dans les contextes de crise.
Le partenariat repose sur trois piliers essentiels. Le premier vise l’intégration du dispositif minimum d’urgence dans les réponses humanitaires afin d’assurer la continuité des soins de santé sexuelle et reproductive. Le deuxième concerne le renforcement des capacités des institutions publiques, des organisations de la société civile, des associations féminines et des mouvements de jeunesse engagés dans la protection des populations vulnérables. Le troisième entend améliorer la coordination entre les différents acteurs humanitaires afin de garantir une réponse plus cohérente et plus efficace sur le terrain.

Pour soutenir la mise en œuvre de ces actions, l’UNFPA prévoit un financement initial d’environ 500 000 dollars américains pour l’année 2026, avec la perspective de mobiliser des ressources additionnelles auprès des partenaires internationaux. Présent lors de la cérémonie, le secrétaire général aux Actions humanitaires, Sylvain Yuma Ramazani, a salué un accord qu’il considère comme une avancée importante pour le renforcement des capacités opérationnelles du ministère.
À travers cette nouvelle alliance, le Gouvernement congolais et l’UNFPA affichent leur volonté commune de construire une réponse humanitaire plus structurée, plus inclusive et davantage adaptée aux besoins des millions de Congolais confrontés aux conséquences des conflits, des catastrophes naturelles et des crises sanitaires qui continuent de fragiliser plusieurs régions du pays.
Par Didier Mbongomingi

