KINSHASA — La saison 2026-2027 se prépare aussi du côté des hommes en noir. Les arbitres retenus pour officier en Ligue 1 ont été soumis, dimanche 4 octobre à Kinshasa, au test physique suivant les standards FIFA. Une étape importante dans le processus d’évaluation du corps arbitral, alors que la qualité et la crédibilité de l’arbitrage restent parmi les principaux défis du championnat congolais.
L’objectif de cette évaluation est d’abord physique : vérifier que les officiels appelés à diriger les rencontres disposent des capacités nécessaires pour suivre l’intensité du jeu et maintenir leur niveau de performance durant les matches. Cette séquence s’inscrit dans le prolongement des activités de préparation et d’évaluation des arbitres organisées à Kinshasa à l’approche de la nouvelle saison.

Mais pour la Fédération congolaise de football association (FECOFA), présidée par Véron Mosengo-Omba, le défi dépasse largement la réussite d’un test physique. L’arbitrage congolais a régulièrement été au centre de contestations et de polémiques au cours des dernières saisons. Décisions litigieuses, pression autour des officiels et incompréhension de certaines décisions ont parfois alimenté les tensions autour des rencontres. La nouvelle saison constituera donc un test grandeur nature pour les mécanismes de sélection, de formation et d’évaluation mis en place.
La crédibilité se jouera surtout sur le terrain. Être physiquement performant ne suffit pas pour garantir un arbitrage de qualité. La maîtrise des Lois du jeu, le positionnement, la lecture des actions, la cohérence des décisions et l’indépendance des officiels seront tout aussi déterminants. La capacité des instances à évaluer régulièrement les performances et à corriger les insuffisances constituera également un indicateur important de la professionnalisation recherchée.

Pour Véron Mosengo-Omba et son administration, l’enjeu est d’autant plus important que la transformation du football congolais passe aussi par la confiance accordée aux compétitions nationales. Un championnat crédible suppose des clubs structurés et des infrastructures adaptées, mais également un corps arbitral compétent, indépendant et soumis à des critères de performance clairement établis. C’est sur cette continuité entre préparation et performances réelles que la politique arbitrale de la FECOFA sera jugée.
Le test physique FIFA organisé à Kinshasa apparaît ainsi comme le premier examen d’une saison qui en comportera beaucoup d’autres. Les arbitres ont commencé par courir et démontrer leur aptitude physique ; dès le coup d’envoi de la Ligue 1, ils devront surtout convaincre par leurs décisions. Pour la FECOFA, la véritable réussite ne sera donc pas seulement d’avoir des arbitres capables de réussir les tests, mais de réduire les erreurs évitables, les contestations et les polémiques qui fragilisent la confiance dans le championnat national.
Par Thierry Bwongo

